FLORAC HEPS NEPAL


Correspondance avec le collège de Florac

Le 2 octobre dernier, nous sommes intervenus Magali Méjean (présidente de EFA), Clément Aït-Ali (compagnon de voyage en Océanie et Asie) et moi-même lors du cours d'Education Civique sur la Solidarité en classe de 5ème, à la demande de Michel Agulhon et Marie Lion professeurs d'histoire au collège de Florac.

 

En 3h de présentation nous avons pu aborder nos démarches solidaires personnelles ainsi qu'au au sein de Enfants de Florac et d'Ailleurs : principalement au Burkina Faso pour Magali, Inde et Népal en ce qui me concerne. En variant les supports de présentation tels que nos photos personnelles de bénévolat ou même certains clichés tirés de l'actualité et relayés sur les réseaux sociaux comme par exemple, l'employé de Mc Do qui s'absente de son poste pour aider un papy à couper son burger ou la crise des réfugiés en Europe, nous avons ainsi pu aborder les différents aspects de la Solidarité.

 

L'important est de comprendre que la démarche solidaire commence dès lors qu'on a conscience de la situation problématique d'autrui, il ne s'agit pas nécessairement de "donner de l'argent aux pauvres", loin de là ! Etre solidaire peut s'appliquer au quotidien : lorsqu'un camarade de classe n'arrive pas à faire son exercice, prendre le temps de le lui expliquer, c'est l'aider. Faire preuve d'empathie à la vue d'un mendiant et partager son croissant chaud avec lui, c'est l'aider. On dit souvent que c'est "ceux qui ont le moins qui donnent le plus", et pour cause, ils ont hélas pleinement conscience des difficultés qui peuvent entraver le quotidien. Chacun à son niveau, avec ses moyens, peut être solidaire envers autrui. Le Respect, l'Empathie, sont les mots d'ordre de la solidarité.

 

Toutefois, lors de catastrophes naturelles, guerres civiles ou situations critiques majeures engendrant une aide humanitaire colossale et internationale, il est préférable d'analyser l'information diffusée par les médias, laquelle est relayée en masse sur les multiples réseaux sociaux. De nos jours, internet est l'une des plus importante source d'informations mais du fait de son accessibilité, peut s'avérer aussi riche qu'erronée. Afin de mettre en garde les élèves sur ce point, nous leur avons présenté des photos, lesquelles étaient dans un premier temps zoomées sur un élément avant d'être dévoilées : l'image a un fort pouvoir d'information et se passe de discours, mais peut tout aussi bien être un outil de manipulation.

 

Après une présentation plus large des missions envisagées pour venir en aide aux sinistrés des séismes qui ont frappés le Népal et la diffusion d'un court reportage sur le pays, Clément a proposé un jeu de rôle aux élèves. Chacun muni d'un rôle les plaçant dans un contexte d'entre-aide à la recherche de leur binôme : les uns doivent trouver une personne ayant la capacité, les moyens ou les compétences de résoudre ce qui leur pose problème, les autres doivent évaluer qui ils sont en mesure d'aider. Un petit jeu de rôle simple et ludique faisant office de conclusion à cette séance !



1 ) Dans quelle situation se trouve le pays 6 mois après le séisme ?

Entre destruction et reconstruction

J'ai consacré ma première semaine aux retrouvailles et visites de Kathmandu afin d'évaluer l'étendue des dégâts causés par le séisme. Agréablement surprise de voir la capitale reprendre ses habitudes de vie, ses coutumes et joie de vivre. La reconstruction ayant déjà commencé au cours des mois passés, la capitale est loin d'être détruite, seuls les habitations les plus primaires et les temples les plus anciens qui constituent le patrimoine du pays sont partiellement endommagés. Grâce à l'intervention massive des ONG internationales au lendemain du seisme, Kathmandu ne croule plus sous les décombres et les familles népalaises qui y ont perdu leur toit ont pu être relogées bien que cela reste provisoire. Les népalais ne laissent jamais paraître leur misère et détresse, c'est ce qui fait leur force ! 

Pénurie d'essence

Actuellement le pays qui s'avère dépendant de l'Inde pour l'approvisionnement de matières premières (gaz, essence) connait une crise depuis quelques semaines suite à l'adoption d'une nouvelle constitution au Népal désapprouvé par le gouvernement Indien qui a décidé de bloquer les camions de provisions aux frontières. L'activité des restaurateurs et taxis est impactée : la queue jusqu'à la station d'essence fait plus de 3kms et certains chauffeurs attendent 3 voire 11 jours pour obtenir 10 litres ! 

2 ) Avez-vous déjà rencontré des Népalais et mené des actions de solidarité ?

Pour l'instant les problèmes liés aux transports ne permettent pas de faire des missions humanitaires à l'extérieur de la Capitale, mais la semaine prochaine j'ai rendez-vous à la Maternité de Kathmandu ainsi que dans un village non loin qui est actuellement en reconstruction et ne bénéficie d'aucune aide de l'État.

Questions des élèves :

Commentaires : 4
  • #4

    Eleve de 5eme de Florac (vendredi, 16 octobre 2015 17:02)

    Bonjour Silvia,
    Merci de nous avoir répondu.
    Nous espérons que tout se passe bien.
    Nous sommes heureux d'apprendre que beaucoup de Népalais ont retrouvé un toit et que Kathmandu n'est pas complètement détruite.
    Nous te recontacterons après les vacances.
    A bientôt
    Les élèves de Florac

  • #3

    Eleves de 5eme de Florac (vendredi, 09 octobre 2015 16:51)

    Bonjour Silvia,
    Nous espérons que vous êtes bien arrivée au Népal et que tout se passe bien.
    Avez-vous déjà rencontré des Népalais et mené des actions de solidarité au près d'eux ?
    Dans quelle situation se trouve le pays six mois après le séisme?
    Merci de bien vouloir nous répondre.
    A bientôt.
    Les élèves du projet solidarités de Florac.

  • #2

    magali (jeudi, 01 octobre 2015 10:40)

    En partant des autres, on va essayer de revenir à soi, en parlant de soi, on tentera de s'ouvrir aux autres!

  • #1

    Marie LION (lundi, 14 septembre 2015 21:18)

    Génial ce site pour initier les élèves aux notions de solidarité et d'action humanitaire !
    Un grand merci, et tentons l'expérience de la faire vivre activement.