JAPON

(du 2 au 9 juin 2013) : Dernière ligne droite entre Nara et Kyoto...

Après 2 semaines de confort sous un même toit, se retrouver en vadrouille les sacs sur le dos, me fait un choc certain. Finalement, je ne sais pas ce qu'il me fait le plus bizarre, devoir à nouveau porter les sacs alors que mon corps donne signe de fatigue ou entamer la dernière, the last, la ultima, la der des der ligne droite avant de rentrer...

 

Partis en bus de nuit, nous arrivons à Tokyo à 6h du matin. En escale direction Nara et Kyoto (depuis Yamagata les bus ne vont qu'à la capitale), nous décidons de passer une nuit à Tokyo de façon à visiter un quartier où nous ne sommes pas allés et que Sam nous a recommandé. Pour la première fois de notre séjour au Japon nous séjournons en guest house et découvrons le standard "bas de gamme" japonais qui inclus déjà les pantoufles, les shampoing et bain douche, le café, thé et sucre et met à disposition tous les services imaginables en plus de proposer des dortoirs dans le style traditionnel avec tatamis et porte à galandage !! Nous laissons nos sacs à l'hôtel en attendant le check in mais une affiche promouvant un tournois de sumotoris étudiants m'intrigue, c'est aujourd'hui et le tarif est très abordable...

 

Ni une ni deux, on s'empresse d'aller se renseigner directement au stade avec l'idée de réserver un combat dans la soirée. Finalement le billet d'entrée est valable pour l'ensemble des luttes du tournois, mais celui-ci ne dure pas jusque dans la soirée. Nous y allons donc immédiatement. Les gradins sont loin d'être pleins et pourtant le stadium est ambiancé !! Le ring circulaire central est magnifique, surélevé par un terre plein en terre, l'espace de lutte est délimité par une corde tressée qui témoigne des nombreux piétinements éliminatoires. On s'installe dans les gradins rouges qui ne sont pas constitués de sièges mais d'emplacement carré idéal pour s'assoir en seiza ou en tailleur. On aime déjà l'ambiance et se laisse discrètement prendre au jeu des supporters, très vite je me surprends même à adresser des murmures d'encouragement et de compassion ! Les sumos n'étant encore qu'étudiants, leur corpulence n'est pas prépondérante malgré quelques exceptions évidemment. En revanche, cela n'enlève au jeu aucune vivacité, au contraire, je suis étonnée de voir autant de puissance dans la lutte, les rares combats de sumos que j'avais pu entrevoir à la télé paraissaient de loin bien moins intenses ! Le rituel d'entrée des sumos est précis : salut de la tête, quelques tapes sur la ceinture, le ventre et les cuisses, en position accroupis les pieds raclent le sol à plusieurs reprises accompagnés de regards intimidants, chacun des adversaires posent leur poing droit au sol, le gauche ne faisant qu'effleurer le sable humide, jusqu'au moment où les 4 poings au sol déclenchent le coup de sifflet de l'arbitre !!! Le combat est lancé, les gestes sont minutieusement calculés, certains s'attaquent à 3 fois plus gros qu'eux mais finissent vainqueur d'une lutte lourdement acharnée, d'autres se font mousser dès l'entrée et sortent du ring au premier pas de danse ou sont tout simplement déposés en dehors du ring par leur adversaire... Le spectacle est vraiment prenant, je me régale avec stupeur. Mais le combat ne se délimite pas au ring, les gradins supérieurs aussi font office de champ de tir où les supporters officiels de chaque écoles se vouent une guerre à celui qui criera le plus fort ! Attention, ôtez vous tout de suite l'image du foutoir des supporters occidentaux ou des pom-pom girls américaines, le Japon est on ne peut plus sérieux sur le sujet et la prestation est très militaire : nos supporters en costume kaki à galons sont alignés et aussi droits qu'un protocole, le colonel faisant office de chef d'orchestre devance le groupe et joue de sa voix pour faire vibrer le stade au rythme de son attachement envers son école, en chœur et dans un air très solennel, tout le monde reprend d'un geste de la main sec qui mime une épée que l'on sort de son fourreau !! En face, les supporters adverses répliquent, drapeaux en mains et toujours dans le même esprit solennel qui me fait sourire à l'idée d'un match de rugby supporté de la sorte...

 

Après le repas nous allons flâner dans les quartiers de Asakusa et Akihabara, surnommée "la ville électrique", autrement dit l'endroit rêvé pour les accros du monde virtuel !! Les figurines à l'effigie des mangas sont les maîtres du quartier, par milliers elles envahissent des dizaines de bâtiments du rez de chaussée au cinquième étage... Les façades des bâtiments illuminent la longue chevelure colorée de ces personnages qui défilent même en continue sur les écrans géants ! Clément est ravi, seulement moi je ne suis pas trop de ce monde. Très vite lassée de l'hystérie que vouent ces otakus (passionnés) de tous âges, je préfère m'adonner au shopping traditionnel du touriste.

 

Le lendemain nous devons partir pour Nara, notre bus est à 11h30, je me réveille à 5h et Clément à 7h mais nous trouvons quand même le moyen de le rater en lézardant jusqu'à 10h30 à l'hôtel... Partis sur les chapeaux de roue, on compte sur l'extrême rigueur ponctuelle des trains japonais ! On arrive à destination à 11h18, se jète sur la sortie ouest pour rejoindre notre arrêt de bus...... qui s'avère finalement introuvable !! Pris de panique au vu du temps qui nous est imparti, on retourne tout le quartier, enlève tongs pour entamer la course de la dernière chance, on demande aux gendarmes qui font aussi office d’îlotier lorsqu'on se perd, personne ne peux nous renseigner, aucun des bus garés dans le périmètre n'est le notre, on part à droite, a gauche puis dans l'allée principale.....il est 11h35, il est parti sans nous et nous n'avons toujours pas trouvé son arrêt.

La déception nous envahi et en ce qui me concerne, la culpabilité d'avoir lézardé à l'hôtel. Que fait on ?

 

Nous venons de perdre 40€ dans ce bus, si nous n'allons pas à Nara nous perdrons le double dans la réservation de l'hôtel...dur. Finalement on se ressaisi et décide de prendre le Shinkansen qui ne coûte pas moins de 100€ mais nous fera parcourir plus de 510kms en 2h20...on voulait tester le train le plus rapide du monde mais se le voir imposé comme solution de secours après un échec c'est difficile. Le train en lui même est banal si ce n'est qu'il doit y avoir 1 mètre d'espace entre les sièges, c'est appréciable, je regarde le paysage mais cela défile tellement vite que j'en ai mal à la tête, je m'allonge et m'endors pour la première fois sans contorsions inconfortables... Tout juste un œil entre-ouvert que j'entends "Kyoto station", déjàààà ??! Je n'ai à peine eu le temps de fermer un œil dis donc !! Pour aller à Nara au départ de Tokyo l'escale à Kyoto est obligatoire, nous changeons de train mais celui ci ne va pas à la même allure et mettra la moitié du temps de notre trajet entre Tokyo et Kyoto pour 4 fois moins de distance !!

 

Nous arrivons donc à Nara 4h avant notre bus ! Cette petite ville calme et mignonne me rappelle l'ambiance de Noël, non pas à cause des daims sauvages qui y errent mais plutôt ses petites rues pavées et maisons en bois. Il est très agréable de s'y promener, Clément est fatigué et restera cependant à l'auberge pendant que moi j'irai vadrouiller et siester dans un parc tant il fait beau. J'adore me balader dans ces ruelles, l'ambiance y est reposante. En Thaïlande nous avons connu la ville prise d’assaut par les singes, en Inde les vaches qui côtoient l'homme jusque dans les temples et échoppes, au japon ce sera les daims qui errent à leur bon vouloir dans Nara mais notamment autour du temple Kofuku Ji et son parc. Très beaux et vifs, ils surveillent tout ce qui peut dépasser de nos poches, mains ou sac ! Étant un animal sacré (comme beaucoup ici!), ils sont chacun suivis par un vétérinaire qui prend soin d'eux.... qui d'autres que les japonais pourrait attribuer un vétérinaire à un animal sauvage ??!

 

Pour nos derniers jours, nous séjournerons à Kyoto chez Ahmed, un adorable syrien expert en couchsurfing ! Dès notre arrivée, la ville me tape dans l'œil : bien plus animée et attractive que la capitale et qui plus est charmante. Le soir on assiste à des concerts de rue, des spectacles sur les rives, la ville est vivante tout simplement !! J'y retrouve un peu l'ambiance de Montpellier que j'aime ! Ahmed travaille dans un laboratoire de recherche sismologique et n'est donc pas disponible en journée, ceci dit, il nous conseille un programme pour notre fin de semaine et nous nous retrouvons à la sortie de son travail et rencontrons ses amis. Le quartier de Shinjo où nous irons le soir de notre arrivée et retournerons chaque jours suivants est hallucinant, je n'ai jamais vu galerie marchande aussi grande, étendue sur plusieurs rues principales, ces artères dont on ne voit pas le bout et s'y perd sont aménagées sous un toit arrondi vitré qui lui confère un cachet parisien ! Kyoto regorge de temples bouddhistes et shinto tous plus surprenants les uns que les autres dans des styles parfois similaires, parfois différents. Nous visitons le temple Kinkakuji (temple d'or) où nous sommes globalement déçus par la visite bien que l'image du temple doré se reflétant entre les lotus du lac qui l'entoure était ravissante, l'accès à l'intérieur n'est pas autorisé et la visite du parc est rapide malgré les piétinements de la foule au ralentie Heureusement des dégustations nous attendent à la sortie pour "compenser" dirons-nous, mais c'est précisément ces aménagements touristiques qui ne nous plairont pas ici, entre stands d'offrandes, stands de souvenirs Hello Kitty et de ravitaillement, cela fait beaucoup ! Les temples suivants à savoir Ryangi, Ginkakuji (temple d'argent), Eikàndo Zenrin Ji et le temple Fushumi inari aux mille portes rouges qui représentent les renards sacrés gardiens du temple, nous laissent littéralement bouche bée. Entre jardins de mousse et jardins de pierre dont les graviers sont râtelés minutieusement pour donner du relief à la structure, le décor ne peut être plus atypique et relaxant ! Ahmed qui nous y accompagne le samedi nous expliquera que nombreux sont les japonais qui restent la journée à vaguer dans un temple tant le parc et les couloirs qui y cheminent sont reposants. Le temple d'argent est bien plus riche que le temple d'or à nos yeux et nous le confirmons à la sortie auprès d'étudiants qui s'entraînent à pratiquer l'anglais par le biais d'un petit questionnaire à l'attention des touristes. Notre hôte nous promène d'un temple à l'autre via le Chemin de la philosophie, au bord d'un ruisseau et ombragé, c'est très agréable. Nous finirons notre séjour dans l'ancienne capitale du Japon part l'ascension sur 1,5kms du temple Fushimmi inari où des milliers de portes rouges se succèdent à tel point que cela semble être un tunnel ! Éprouvés par notre journée, nous optons pour la randonnée courte mais le chemin grimpe pendant 4kms jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle le temple est adossé !! Bien que les temples de la ville soient vite submergés par la foule nos visites sont appréciables et incomparables à ce que l'on a pu connaître avant !

 

Un dernier repas au sushis restaurant où coupelles défilent en continu et finissent vidées et entassées devant les gros mangeurs de sushis que nous sommes et notre bus nous attend pour nous ramener à l'aéroport de Tokyo et être sur place pour l'instant J, le lendemain à 6h du matin... ça y est, c'est la fin de cette aventure !


Écrire commentaire

Commentaires : 0

(du 18 au 1er juin 2013) : Planter le riz à la mode de chez eux !

N'étant que de pauvres backpackers en voyage au Japon, nous ne pouvons nous permettre de voyager à bord du Shinkansen, le train le plus rapide du monde qui se déplace à plus de 300km/h et n'a pas que la vitesse qui lui donne des allures de fusée tout droit venue de mars !! Le bus de nuit sera parfait, après ce que nous avons connu en Inde ce sera du luxe. Et le mot est faible ! Quel bus... Siège d'un rose "kawaï" (mignon en japonais, cucu en français), moelleux à souhait, amovible dans toute sa longueur avec coussin réglable, repose genoux incorporé, repose pieds en cuir et même un pare-soleil de landau pour s'isoler et s'envoler le temps d'une nuit pour le monde magique des bizounours !

Logés en help exchange dans une famille japonaise de 4 générations tous plus adorables les uns que les autres, les 15 prochains jours de travail dans leur exploitation agricole Komeyakata promettent d'agréables moments, au vue de l'accueil chaleureux qui nous est réservé à notre arrivée ! Située dans le nord du Japon, Murayama est une petite ville paisible d'agriculteurs au cœur de reliefs montagneux dont les sommets enneigés se reflètent dans l'eau des rizières. Tout simplement magnifique. La montagne Asahi (qui signifie "lever de soleil") où l'on peut skier en été (mais pas en hiver à cause des 30 mètres de neige qui recouvrent les pistes) confère au paysage un côté mystérieux qui m'hypnotise ! Bien que la ville en elle même n'ait pas d'intérêt, cet endroit est revitalisant.

 

La famille est composée de l'arrière grand-père (que l'on ne verra qu'en coup de vent car il reste dans sa chambre où même ses repas lui sont servi), des grands parents appelés avec respect Otô-san et Obâ-san qui signifient anciens, de leurs enfants Yoh et Nao respectivement mariés à Ikumi et Sam, les heureux parents de Bejei (4ans), Niko et Hana âgées de 2ans. Sam est d'origine anglaise et vit au Japon depuis 9ans mais n'est marié à Nao que depuis 4ans. Officiellement, seuls Sam et Nao ne parlent anglais mais tous savent quelques mots de la langue et s'efforcent d'adresser quelques politesses aux bénévoles, exactement comme nous le faisons en japonais. L'ambiance est des plus conviviales et nous sommes tout de suite plus à l'aise qu'on ne l'a jamais été avec un hôte. Sam est très taquin et ne cesse en bon anglais qui se respecte, de nous associer à tous les clichés liés aux français... Même s'il se plait à parler français avec l'air de Vomito, nous voyons en notre scottish un amoureux de la France refoulé qui nous chantera même La Marseilleise dans les rizières !

Cultivant les pommes, cerises, pêches, pommes de terre et riz, notre rôle sera d'effeuiller les fleurs des pommiers trop chargés, planter des patates douces, irriguer les plants de riz prêts à être plantés, arroser et enlever les fleurs sèches des cerisiers pour aérer les fruits et leur permettre de mûrir. La famille Sakai possède 10 rizières dont chacune représentent plus ou moins 500kg de riz pour un total annuel de récolte de 10 tonnes... Heureusement, la plantation du riz ne se fait plus manuellement, la technologie sauve cette pratique de la difficulté d'antan, à l'heure actuelle une machine fait le travail et seules les finitions dans les angles et à certains endroits où la machine a failli sont à faire à la main. Au moment de la plantation, le champ n'est pas irrigué mais noyé sous la boue tel un marécage. Quant au riz, il se présente sous forme de plaques rectangulaires qui laisse croire à des carrés de gazon, il est très rigolo de les enrouler pour les installer dans la machine. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, les plants de riz sont loin d'être fragiles ! Bien que courbés en plein soleil pendant des heures, planter n'est pas si difficile que cela : 3 petites pousses de riz arrachés du paillasson et enfoncés dans dans la gadoue avec douceur et c'est planté ! Le plus difficile c'est sûrement de se déplacer dans les rizières... les allées piétonnes vous offrent tout juste le luxe de poser un pied - mais comme nous sommes bien conçus, nous en avons deux - pour le second il faudra se frayer un chemin sur une autre allée et donc rester bien concentré pour éviter d'écraser les plants, rechercher ceux qui ont été oublié et surtout coordonner ses pas (visualisez vous la démarche en canard ?), un moment d’inattention ou rêverie et vous laissez votre botte derrière vous... Mais rassurez vous, même si après chaque plantation je finissais recouverte de boue, jamais, non jamais cela ne m'est arrivé !! HAHA.

Le petit déjeuner étant servi à 7h, nous nous levons 30 minutes avant mais le soleil qui perce à travers les rideaux nous réveille dès 4h30 du matin, bienvenue au pays du soleil levant ! Comme à tous les repas, toute la famille est réunie autour de la table et tout le monde se sert tour à tour les douces préparations de Obâ-san, inévitablement accompagné de riz. C'est incroyable comme la nourriture japonaise aussi simple qu'elle puisse paraître est un délice, j'en raffole. Au cours de ce séjour au sein de la famille Sakai, nous aurons goûté les sashimis, le saké ce fameux alcool fait à base de riz et de nombreux cidres et vins faits maison !

A la demande générale, nous cuisinons quelques mets français, à savoir Salade verte composée, Cake au jambon et champignon, Hachis Parmentier et Crêpes pour première mise en bouche qui laisse nos hôtes espérer un second repas aux couleurs de l'hexagone : Asperges au parmesan accompagnées de tranches de rosette, Frites maison avec sauce au bleu japonais et aux noix et sauce aux champignons avec cuisses de poulet au miel, curry et moutarde. Évidemment les repas sont accompagnés de camembert, pain, vin et cidre, dans un compromis idéal ! On dresse la table à la française, ce soir pas de baguettes ou libre service, les plats seront au milieu de la table. Le temps pour moi de finir les dernières crêpes que je me rend compte que tout le monde est assis, servi et m'attend comme jamais je n'ai vu faire un japonais !! Très touchée par cette attention, on trinque en français et japonais et en profite pour échanger quelques mots de base. La famille est ravie, le pain et les crêpes subissent la tornade Sakai qui ne laissera rien sur son passage, le grand-père note avec minutie le nom des plats et se plaît à répéter "hachis parmentier" à tout le monde et s'empresse de tout faire goûter à sa femme... Le sourire d'Otô-san la bouche pleine en train de mâchouiller un "c'est bon" reste la plus belle image que je garde de ce repas, il n'y a pas meilleure récompense après des heures aux fourneaux.

Effeuiller les arbres fruitiers, nettoyer les palettes pour le riz, travailler avec Sam ou Nao donne une dimension attrayante tant l'ambiance est bonne. Rien n'est fait avec lassitude ou à contre-coeur et ils y sont particulièrement attentifs et veillent ainsi à multiplier nos pauses et varier nos activités pour éviter un tel dénigrement. La bonne humeur, la bonne ambiance, le beau temps, quoique l'on fasse, les ingrédients de la réussite sont présents et en forte dose !! Les journées de boulot peuvent aller de 4 à 8h et commencent généralement vers 9h après avoir déposé les petites à la crèche, à 10h30 c'est déjà l'heure de la pause-grignotte, passé midi le repas est pris à la boutique ou quelques fois servi dans une boite à bento sur le terrain, selon le travail à faire, nous avions l'après-midi ou seulement quelques heures pour nous balader avant le dîner à 19h. A la fin d'une journée de travail chargée, Sam nous propose de nous amener au Onsen (bain thermal) de Murayama, la seule condition c'est de s'y baigner tout nu.... c'est parti ! Hommes et femmes se séparent, chacun dispose d'un vestiaire pour se dévêtir, on ne garde qu'une petite serviette sur la tête avant de prendre sa douche en file indienne et de pénétrer dans l'eau à 40 degrés.... "C'est bon mais c'est chaud" ! Une trentaine de minutes auront suffit à me faire rougir jusqu'au dernier cheveux... Plus légère mais toujours cul nu, je ressors purifiée par cette nouvelle expérience !

Qu'y a t-il de mieux qu'une journée de congés avec la famille ? Cette question est une question rhétorique qui n'attend pas de réponse : nous ne pouvons rêver mieux comme jour de repos que d'aller à Sakata tous ensemble !! Quelle journée incroyable... Comme si nous avions un "pass VIP à la découverte du japon et son histoire" entre les mains, nous commençons la journée par la visite d'une maison typique de samouraïs ! Et quelle bâtisse, un vrai labyrinthe avec une multitude de pièces qui s’enchaînent, reliant les appartements réservés aux invités à ceux des samouraïs dont la qualité des matériaux est bien meilleure et frappe à l’œil ! Dans le plus beau des styles japonais, les sols ne sont que tatamis, les portes coulissantes en galandage illuminent et décorent les pièces et les plafonds bas empêchent toute attaque au katana !

La magie continue, direction la Maison des Maikos, apprenties Geishas dont chacune est individuellement prise en charge par une Geisha expérimentée qui leur sert de tutrice. C'est de son aînée que la Maiko apprendra l'art de la conversation et perfectionnera sa danse et sa façon de jouer du Shamisen (guitare traditionnelle à 2 cordes au son aiguë) ! L'apprentissage est long et difficile, l'enseignement est intense et strict et devenir une Geisha constitue un métier à part entière, la seule exigence pour y prétendre est d'être célibataire, toute jeune femme désirant se marier devra renoncer à ses fonctions. Vêtues d'un kimono coloré et d'une coiffe élaborée ornée de fleurs, peigne et épingles à cheveux, leur visage est fardé de blanc, leurs lèvres maquillées d'un rouge dessinant une bouche en cœur et leurs sourcils rehaussés de noirs. Leur kimono et maquillage s'épureront en devenant Geisha, démontrant ainsi l'expérience avec sobriété. De nos jours les Maikos tendent à s'émanciper de l'éducation Geisha, celle-ci étant devenue trop contraignante pour les jeunes femmes.

 

Avant d'assister au spectacle de danse, nous avons eu l'aubaine de pouvoir visiter librement les quartiers de l'école. L'ambiance ne peut être plus cosy et rafinée, les étroits couloirs rouge confèrent au lieu un côté enchanteresque et mystérieux et les jardins où roche sombre et végétation verdoyante et mousseuse s'allient avec splendeur purifient toute âme dont le regard s'y perd. L'endroit inspire à la rêverie. La danse des Maikos dure 30 minutes, très gracieuses dans leurs mouvements, les apprenties Geishas jouent de la gestuelle de leurs mains, pieds et bras mais aussi de leurs regards. Dans un élan on ne peut plus sérieux et codifié dans les moindres gestes, elles nous traduisent l'histoire chanté et joué par leur tutrice Geisha.

 

Nous aurons également eu l'opportunité au cours de cette journée de visiter le temple de Sakata où sont vénérés des momies. Ces hommes à l'origine moines et à la recherche de l'Illumination, se sont imposés un jeûn de plusieurs mois et auto-administrés un breuvage de putrification à consommer de manière régulière et quotidienne durant leur exil dans la montagne. Ce breuvage contribue à la conservation du corps et donc à la momification vivante. Le procédé est atrocement douloureux, mais c'est vraissemblablement ce que ces moines recherchaient : subir la souffrance pour apaiser les autres. Toujours est il que se momifier vivant ne leur suffisait pas puisqu'ils s'enterraient à 1 ou 2 mètres sous terre, dans un espace assez restreint pour qu'un homme assis en tailleur puisse s'y momifier, avec tout de même un bambou faisant office de tuyau d'aération pour ne pas mourir d'asphyxie. Chaque jour leur rituel en plus de boire leur précieux poison était de sonner une cloche afin que les habitants sachent quand la momification était arrivée à terme... De nombreuses momies de ce type ont été retrouvés dans le nord du Japon et surtout dans la région de Yamagata. Bien que perplexe devant un pareil procédé, il était intéressant d'apprendre que cette pratique a existé.

Un dernier repas avec la famille où le grand-père dans un très touchant discours nous remet 3 calligraphies :

  • une lettre de remerciements pour avoir participé à la plantation du riz, avec un petit plan de riz dessiné au pinceau
  • une où sont représentés les éléments sacrés du Japon, à savoir : le mont Fuji, les cerises et le lotus, accompagnés de quelques doux mots en japonais
  • une où les drapeaux français et japonais sont associés

 

Nao et Sam nous remettent en plus de ça, un petit paquet avant de partir. En ce qui nous concerne, nous leur laisserons en souvenir un livre de recettes des quelques plats amoureusement préparés au cours de ces deux semaines mais aussi quelques recettes qui semblent intriguer Sam : les cuisses de grenouilles et escargots !! Cet échange fut chargé en émotion. Des remerciements à n'en plus finir, le ventre qui se noue, la gorge serrée, des embrassades et voilà venu le moment délicat du voyage : les adieux !!

Commentaires : 3
  • #3

    Charlotte of London (mardi, 04 juin 2013 00:34)

    Genial, vraiment quelle belle experience et si bien illustree (la narration, les images) on s'y croirait. J'ai depuis la petite enfance, va savoir..., un grand faible pour la culture (non, pas de riz) pour l'art Japonais, caligraphie/musique etc etc et biensur les Sushis, ahhhh les sushis, il y a d'excellents Sushis bars a Londres...au cas ou l'envie reviendrait. J' adore cette immersion and integration que vous avez eu le talent de nous faire partager. Il est apparent que le plaisir fut reciproque: j'adore l'expression gourmande et Happy d'Oto-San, sa crepe en main. Felicitations a Clement pour faire connaitre et partager la "gastronomie" Bretonne aux dela des mers et biensur Arigato Silvia pour la recette du poulet miel moutarde.

    Delicieux. Que dire d'autre? 1) j'ai hate, Silvia, de faire votre connaissance la semaine prochaine 2) j'Attends avec impatience la publication de "Les aventures Autour-du-globe by Silvia & Clement, la nouvelle bible du voyage pour globe trotters sympathiques, intrepides et super cool" 3) je demeure fort impressionnee par vos voyages et votre fidelite a nous faire partager vos experiences depuis Jour J. Merci mille fois, 4)'vos blogs vont me manquer!!! Bises a tous les deux et bon retour
    Afin de vous acceuillir en V.I.P, j'ai le plaisir de vous confirmer que la meteo en GB a elu de changer au beau temps cette semaine/weekend/ Et ensuite donc soleil et temperatures autour de 22 d.C pour vous souhaiter la bienvenue. Xxxxx

  • #2

    marie (lundi, 03 juin 2013 18:48)

    bonjour je viens de lire le dernier article sur votre découverte du Japon : réellement intéressant ! je suis contente que vous finissiez votre long périple sur une note des plus agréables : très bien reçus dans une famille sympathique, qui, même si vous avez travaillé, a pris soin de vous, et a pris le temps de vous montrer un aspect des traditions japonaises, que le touriste ordinaire ne perçoit peut être pas de la même façon;
    à bientôt,

  • #1

    vero of Toulouse (lundi, 03 juin 2013 16:18)

    Article passionnant ! pénétrer au coeur d'une respectable maison de Geishas est sans aucun doute un précieux cadeau que l'on vous a fait… C'est l'intimité de la vie japonaise, celle que ne voient pas les touristes, que vu avez pu approcher. Vous avez eu le privilège d'être les hôtes d'une famille qui vous a permis de passer de l'autre côté du miroir. Et chapeau bas pour votre prestation de cuisine française, où donc avez-vous trouvé du Camembert ?? Ya t'il donc des filières de trafic de fromage-qui-pue au Japon ? Il faut quand même importer ces denrées en GO-FAST (très fast, même)non ?


(du 12 au 17 mai) : Séjour dans la plus grande des mégalopoles !

Tout juste débarqués de l'avion qu'une navette-train nous attend au bout du tapis roulant pour rejoindre le quai où sont déchargés les bagages... Wah, quel accueil ! Avons-nous atterri au bon endroit ? Le Japon a des allures intergalactiques, avec le climat qui va avec : pas moins de 20 degrés sont restés à la frontière !! Quel choc atroce. Il est 20h30 et nous avons rendez-vous avec Takahisa, notre hôte couchsurfing à 23h devant la station de train prêt de chez lui. Le temps de remplir touuuus les formulaires de base et de surplus, de récupérer les bagages et de chercher en vain un plan de la ville et une carte SIM locale, en plus de manquer l'arrêt de notre correspondance et il est 1h du matin lorsque nous arrivons chez Takahisa qui nous accueille malgré tout avec un beau sourire alors qu'il doit se lever pour aller travailler dans...2heures !! Evidemment nous n'étions pas au courant sinon nous aurions dormi à l'aéroport. Ni une ni deux, Takahisa nous offre sa chambre pendant que lui s'installe dans le canapé du salon, il nous amène de l'eau, le code wifi de son modem, une carte de la ville, le double des clés, nous explique le fonctionnement des WC-ordinateur dont le petit jet d'eau peut parraître intrusif pour les novices mais la douce mélodie qui accompagne appaisera votre âme dans ce moment délicat... Après ce rituel de bienvenue, nous nous endormons comme des rois au pays du soleil levant !

 

Le lendemain il est 10h30 quand on se réveille, il y a bien 7 mois que nous n'avons pas ouvert l'œil passé 8h, ça fait du bien ! On part aussitôt en quête de nourriture dans le quartier ainsi que d'une carte sim toujours introuvable ! Au Japon il est impossible de se procurer une carte sim sans acheter un téléphone et trèèèès rares sont les nippons qui bafouillent un peu d'anglais, quel comble quand on vient d'Inde !!! Le pays de la technologie semble se suffire à lui même et ne pas se soucier des touristes qui foulent son sol, contrairement à l'Inde où les touristes représentent les revenus principaux de la majorité des locaux ! Bien dommage. Mais cela n'empêche pas aux japonais d'être plus serviables qu'il n'en faut et de se mettre littéralement en quatre dès qu'on leur demande un renseignement quelqu'il soit ! Sans un mot d'anglais ils veillent à nous faire comprendre où l'on doit aller, n'hésitent pas à nous accompagner voire à nous courir après sur la chaussée d'en face et nous rattraper tout essoufflé, pour nous signaler que nous avons raté la rue où nous devions tourner... et le pire dans tout ça, c'est que la personne en question ne cessait de s'excuser, le comble de la modestie japonaise !

 

A notre grande et bonne surprise, le coût de la vie au Japon n'est pas si hallucinamment excessif que ce que l'on a pu nous dire et il s'avère être bien moins cher qu'en France !! Non, un repas de coûte pas minimum 15€, on mange très bien pour 3€, qu'aurait on en France à ce prix là, la moitié d'un sandwich ? Et à Paris c'est à peine si on a un café, que dis je une goûte de substance caféinée ! Même les vêtements coûtent moins chers dans des enseignes comme Zara ou H&M, 10€ de différence sur un short quand même !!!

 

Le quartier d'Akabane où nous sommes logés n'a pas vraiment d'intérêt mais nous sommes contents de flâner dans Tokyo city ! Après 3h de tour d'horizon â prendre la température locale (pas en degrés hélas, c'est le printemps ici!) nous rentrons rejoindre Takahisa à l'appartement et partons ensemble visiter un quartier de la ville. Direction Ueno et ses boutiques par milliers et le temple Senso Ji d'Asakusa ! Takahisa s'entraîne à la course pour les Jeux Olympiques de 2020 et nous passons en coup de vent à Ueno où nous retournerons dans la semaine. Nous ralentissons volontairement la cadence à Asakusa pour profiter pleinement des stands de souvenirs et baver devant toutes les décorations japonaises ainsi que devant Senso Ji, plus vieux temple bouddhiste de Tokyo. Ce temple restera l'un de mes meilleurs souvenirs de la ville du fait de son style très traditionnel et solennel, avec sa pagode à cinq étages, ses portes d'accès aux deux extrémités de l'allée, ses tiroirs à souhaits et son urne à encens où de nombreux fidèles essayent d’attirer sur eux la fumée en signe de chance ! Récemment venu concurrencer la Tour de Tokyo - qui ressemble trèès étrangement à notre Tour Eiffel - le Sky Tree est sorti de terre il y a un an. Escalader son écorce de fer ne coûte pas moins de 250€, oui toute œuvre d'art à l'utilité inconnue a un coût c'est bien connu ! Nous nous contentons du rez de chaussée et rentrons à Akabane rejoindre un ami de Takahisa qui nous attend pour dîner.

 

Le lendemain on se rend au plus grand marché de poisson du monde près du port de Tokyo, et encore la grande majorité des stands sur le quai étaient déjà fermés à notre arrivée ! Quel brusque changement pour mon esprit toujours focalisé sur les étalages indien aussi frais qu'une bouteille de vin en plein désert ! Et l'image est d'autant mieux choisie quand on sait comment les mouches envahissent le désert... Matinée très appréciable où nous visiterons aussi le temple Tsukiji dans le même quartier et ferons du shopping à Ginza !! A ce stade du voyage on en ressent le besoin mais finalement Clément répondra davantage que moi à cette pulsion dépensière !!

Le soir nous nous dépêchons de rentrer car une amie de Takahisa vient manger avec nous. Elle aussi très voyageuse et davantage anglophone que notre hôte, nous avons pu échanger et ainsi passer un agréable moment et apprécier cette nouvelle rencontre !

 

Au grand désespoir de Clément dont l'avis sur la question n'est pas objectif, je dois l'avouer, je n'aime pas vraiment la capitale nippone. Pour moi Tokyo n'est ni franchement attractive ni comme on nous la vend à la télé : déjantée, lumineuse, technologique ou même animée... Des grattes-ciel à perte de vue oui il y en a, il n'y a d'ailleurs que ça et cela fait le bonheur des hommes d'affaires en costard qui fourmillent ! Peut être est-ce son statut de mégalopole qui oblige cette harmonie mais rares sont les bâtiments de style ancien qui sortent de ce lot de blocs ! Toutefois la ville bien que disgracieuse à mes yeux est agréable : d'une propreté imparable (bien que j'ai vu un homme uriner sur un bout de gazon..un indien vous croyez ?!), le silence qui y règne est appréciable et les locaux sont d'une bonté hors du commun. Je déplore seulement cet excès de modernité qui n'a pas pour autant l'allure futuriste à laquelle on pouvait s'attendre ! Je ne craque pas pour la capitale mais j'aime le Japon, sa culture et sa gastronomie, là est la nuance. Les rencontres faites au cours de notre séjour y ajoute un intérêt certain !

 

Justement, le soir même on rencontre Marie-Jo, une amie d'une collègue de travail de la maman de Clément (vous suivez ?), avec qui nous étions en contact depuis quelques temps. Comme dans ses mails, Marie-Jo est une personne adorable, enjouée et dévouée ! Mariée à Masaki un artiste japonais tout aussi charmant qu'elle, Marie-Jo vit au Japon depuis 30ans et parle donc le japonais couramment. Elle nous amène visiter le quartier de Yanaka près de chez elle où une multitude de temples sont recencés ainsi qu'un très grand cimetière et nous explique les coutumes traditionnelles d'antan et d'aujourd'hui, en plus de quelques anecdotes. Je reste hypnotisée par ses discours évasifs empreint d'adoration. Le soir nous allons manger dans un restaurant méticuleusement choisi par Masaki pour nous en mettre plein la vue et le ventre. Mission accomplie. Avec un petit comptoir atypique, des tables basses sur tatamis et la décoration traditionnelle qui va avec, nous sommes littéralement hypnotisés ! Une plancha est intégrée au milieu de la table, Masaki se plait à nous concocter le plus divin des mets japonais ! Mes papilles en rêvent encore.

 

Marie-Jo donnant des cours de français dans la journée, nous prévoyons un dîner tous ensemble avec Takahisa et Masaki. En attendant, nous visitons ! Shinjuku est un quartier réputé de la ville mais peut être ne sommes nous pas allés au bon endroit car finalement il s'agit d'un quartier d'affaire où seule l'ambiance business peut être appréciable. On y trouve d'ailleurs les bureaux Square Enix (le papa du célèbre jeu video de Final Fantasy) où Clément rêve d'aller. Finalement il n'y a ni musée, ni exposition, ni rien d'autre que le nom de l'entreprise fixé comme toute autre enseigne sur un mur...mais Clément a l'air ravi et sort même la caméra pour l'occasion. Soit, ça peut être ininté..euh intéressant pour certains ! Direction Shibuya où la ville retrouve un peu d'agitation vitale ! On traverse le carrefour piéton le plus emprunté du monde où la chaussée n'est que foule à chaque passage au vert et nous y voici ! Des enseignes colorées de néons, des écrans plats sur les façades, un peu de folklore et voilà un léger aperçu de ce qu'était Tokyo dans mon idée. Allez, on se contentera de boutiques de vêtements sur 5 étages !

 

Après un nouveau dîner de rêve avec Marie-Jo et Masaki, il est l'heure de dire adieu à Takahisa qui reçoit de nouveaux couchsurfers le lendemain. Etant fan de surf, nous lui offrons le tee shirt de Monkey surfer trouvé au cours de notre journée shopping ! Il est ravi. Bien qu'un peu timide et surtout bloqué par son anglais, Takahisa est quelqu'un d'adorable, vraiment, et j'aurais apprécié passer plus de temps avec lui s'il n'avait pas été autant pris par son travail. Marie-Jo nous ouvre aussitôt la porte de son modeste repère d'artiste où s'entassent livres, cassettes, feuilles de dessin et pinceaux de calligraphie, pour notre dernière nuit à Tokyo. Décidément, un accueil royal nous est réservé au Japon !! Après une première nuit sur futon, Marie-Jo et Masaki nous conseillent d'aller visiter le parc Rikugi-en non loin de chez eux, pendant qu'eux deux dispensent leurs cours respectifs. Nous nous y promenons pendant 3h et j'y fais même une sieste au soleil ! Le parc est très agréable, aménagé d'un lac central qui fait le bonheur des carpes (animal sacré au Japon), ainsi que de pavillons de thé en bois d'érable, de passerelles et sculptures japonaises, l'endroit est reposant. Seul bémol : devoir payer pour s'y relaxer.

 

Un dernier repas gastronomique finement orchestré par Masaki et partagé tous ensemble dans la meilleure des ambiances et il est déjà l'heure de quitter la ville et tout ce beau monde que nous avons rencontré... Des calligraphies et portraits réalisés par Masaki sous le bras, nous partons ravis de ce séjour à Tokyo pour le nord du pays où Sam et sa famille nous attendent pour 10 jours de helpX dans leur exploitation agricole.

 



Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    parrain (dimanche, 02 juin 2013 22:20)

    Si tu manges on veut te faire manger du fugu, n'oublie pas de vérifier l'habilitation du cuisinier...