Nouvelle Zélande

(23/02-02/03) : Des moutons, des moutons, encore des moutons...

Commencer un article par des adjectifs élogieux donnerait des allures de publicité, et pourtant... Combien de fois ai-je été ébahi, bouche grande ouverte, sans voix, juste les yeux écarquillés devant tous ces paysages grandioses ?

 

Recouverte de montagnes et collines à perte de vue et parsemée de lacs, volcans, cascades, geysers et sources d'eau chaude, la Nouvelle Zélande regorge de merveilles naturelles riches et variées comme jamais je n'ai vu avant. D'un dégradé de couleurs hypnotisant, les paysages laissent rêveur. Se baigner dans une source d'eau chaude à 35-40°C en pleine forêt et se faire un masque d'argile en grattant les parois des rives, quel bonheur indescriptible !! Des rivières d'eau turquoise, des étendues de boue bouillonnante et des fumerolles volcaniques crachant des dépôts de souffre, je n'avais jamais eu la chance d'en voir avant ! C'est désormais chose faite :) Nous n'aurons par contre vu aucune espèce marine dont regorge la Nouvelle Zélande, à savoir des phoques, des pingouins « yellow eyes » (comme dans Madagascar..), des dauphins mais aussi des baleines visibles toute l'année notamment autour de Kaikoura à quelques kilomètres au nord de Christchurch, où nous nous sommes arrêtés en vain.

 

Pour optimiser notre gestion du temps pendant ce court séjour en Nouvelle Zélande, nous avion ré-opté pour la location de voiture faisant ainsi office de moyen de transport et d'hébergement. Après 3 nuits dans une voiture en Tasmanie, 24h à l'aéroport, j'avoue que 6 nuits dans une voiture n'était pas l'idéal, mais « on fait c'qu'on peut avec c'qu'on a et c'qu'on a plus » comme je me plais à le chantonner ! Cela s'avéra toutefois très pratique d'avoir un véhicule sous la main pour vaguer au gré de nos désirs. Partis de Christchurch, nous avons traversé les deux îles jusqu'à Auckland en une petite semaine définitivement trop courte. Afin de ne pas être tributaire des $150 de frais de ferry pour le passage de la voiture d'une île à l'autre (en plus de nos $60 chacun en tant que passager), nous avons loué en réalité 2 voitures : une Toyota pour 2 jours sur l'île du sud où l'on nous avait pourtant conseillé de rester plus longtemps qu'au nord et une Nissan pour nos 5 jours de séjour sur l'autre rive. Encore une fois Toyota reste dans le Top 1, car bien que la Nissan était agréable à conduire, disons plutôt que nous n'étions pas apte à la conduire avec pas moins de 2 accrocs à l'enjoliveur et au pare-choc pour Clément (dont un à la toute première manœuvre) et un de plus au par choc de mon côté... HUM, voilà voilà ! Caution récupérée ? Espérons.

 

Concernant les villes du pays où nous sommes passés en coup de vent, mon appréciation se fait en dégradé du sud au nord : selon moi Christchurch ne présente aucun intérêt (à moins que ce ne soit que l'espèce de ruelle marchande bordélique nous n'avons même pas trouvé de centre ville à proprement parler), tandis que Wellington, la capitale, dispose de caractéristiques architecturales plus intéressantes et de quaies paisibles propices aux balades au soleil ou nocturnes. Quant à Auckland qui a tendance à voler la vedette à Wellington, m'a paru vraiment animée et attractive, en plus d'être agréable à vivre et visiter.

 

En dehors de ces villes, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère et le style pourtant classique de Rotorua, situé au sud d'Auckland sur la Thermal Explorer Highway que nous avons emprunté. Cette route géothermale est surprenante : jonchée de sources chaudes, de geysers et de divers autres atraits naturels thermaux, l'odeur du souffre embaume l'ensemble de la zone avec un fort pic à Rotorua ! Malgré la puissance de l'odeur et le fait que nous ne soyons pas habitués, c'était très appréciable comme dépaysement, surtout pour moi fascinée par la géologie et plus particulièrement les volcans ! Cette highway porte bien son nom, tels des explorateurs nous nous arrêtions au moindre panache de fumée profilant à l'horizon, après y avoir pris un bain bouillant.

 

De manière générale, nous avons pu remarquer que les routes sont nommées à leur juste valeur, par exemple la Forgotten World Highway que l'on traduirait par "La route du monde oublié" est très significative : sur 150kms, nous n'y avons rencontré que des moutons broutant par centaines ou des touristes non inquiets par les virages à répétition. Ceci dit, ce trajet était absolument grandiose et la seule chose qui m'attriste c'est de savoir que seuls les moutons profitent de cet endroit, eux qui doivent trouver cette herbe du même goût qu'une autre sans ce rendre compte de la chance qu'ils ont !! Quelle injustice.

 

Malgré s'être levés à 5h du matin pour faire l'ascension du volcan Ruapehu d'où la vue plongeante sur ses voisins Ngauruhoe et Tongariro est surprenante, en plus d'y abriter dans son cratère un lac d'un turquoise fluo et des fumerolles sulfuriques spectaculaires, nous n'avons pu y accéder pour cause d'insécurité en période d'été. Perplexe et frustrée, j'ai pourtant du mal à imaginer l'endroit plus sécurisé en hiver sous la neige... Bref, j'étais quelque peu déçue car cette balade me tenait vraiment à cœur, faute de ne pouvoir aller sur le volcan de White Island où le tarif du ferry est prohibitif ! Ce sera pour une autre fois, voilà mon excuse pour revenir en terres néo-zélandaises !! A bons entendeurs, on se reverra m'sieurs, dames les kiwis.

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Commentaires : 3
  • #1

    marie (dimanche, 03 mars 2013 22:34)

    tu vois que je suis tes péripéties ma fille; même si j'ai un jour de retard!!!
    je me demandais sur les photos ce que vous aviez sur le visage, lorsque vous vous baigniez dans les eaux des sources chaudes!!

  • #2

    parrain (lundi, 04 mars 2013 00:12)

    des moutons, des moutons..en fait je me demande si à force de tourner vous n'êtes pas revenu sur le causse !

  • #3

    tout-autour-du-globe (mercredi, 06 mars 2013 01:12)

    Qui sait.. certain endroits me faisaientvraiment pensé au Causse Méjean mais si le causse était aussi beau et diversifié que les paysages de Nouvelle Zélande, crois moi que j'y serais déjà installée en tant qu'hermite :D !!


L'identité et la culture néo-zélandaise

LES MAORIS

Presque aussi ancienne que la tribu aborigène d'Australie, les Maoris dégagent une image pourtant complètement différente. En effet, contrairement aux Aborigènes, ils revendiquent avec ferveur et fierté leurs origines et s'investissent dans leur pays. La culture Maori est d'ailleurs très présente en Nouvelle Zélande et aucune discrimination n'est faite envers elle, au contraire ! Avec l'importance grandissante du tourisme et notamment la célèbre introduction des All Blacks avec un Haka des plus représentatifs et marquant, la culture maori est devenue fondamentale et fait partie intégrante de la culture néo-zélandaise.

 

Les boutiques de souvenirs maoris affluent dans les rues commerçantes, mettant à l'honneur l'éffigie du peuple, à savoir le Tiki, personnage symbolise de la chance généralement assis en tailleur, courbé et tirant la langue. Mais également tous les pendentifs aux symboles typiques et les magnifiques sculptures travaillées avec finesse sur du bois et généralement ornées de nacre, ivoire ou jade, pierre semi précieuse locale.

 

Les mokos, tatouages maoris sont aussi devenus un fort symbole néo-zélandais dont la réputation ne fait qu'accroître, suscitant l'attrait des touristes de passages en Nouvelle Zélande. Clément aura d'ailleurs été l'un d'eux, portant à présent avec fierté un tatouage maori quelque peu personnalisé avec les symboles de ses origines kabyles et bretonnes :

LE RUGBY

Qui n'a jamais entendu parlé des All Blacks et leur impressionnant cri de guerre introduisant leur entrée sur le terrain ? Qu'il se dénonce ou se taise à jamais, d'autant plus qu'à la dernière Coupe du Monde, le XV de France était en finale contre eux et a subis le mauvais arbitrage à un point près...

 

L'image que dégage cette équipe est incroyable et pourtant, moi qui m'attendais à voir du All Blacks à gogo à chaque coin de rue et le déploiement de banderoles, affiches, boutiques...la propagande All Blacks est quasi nulle. Etonnant pour un pays qui revendique avec la plus grande des fiertés les compétences de son équipe de rugby ! Quand on sait qu'à l'école le seul sport d'extérieur enseigné est le rugby, sport devenu l'icone national et même le Sport National, ce "silence rugbyciaire" laisse quelque peu perplexe quand on voit qu'il y a une prolifération de boutiques sur l'art maori et une infime quantité de All Blacks Store !

 

Ah, si quand même, on a trouvé une statue à l'effigie de leur équipe de rugby, dans un parc en bord de route dans la capitale ! Un musée du rugby est également ouvert à Palmerston North, et quelques boutiques de souvenirs agrées vendent des articles All Blacks mais nullement indiqué, c'est en demandant à plusieurs reprises que l'on parvient à les trouver...

 

Mais que cela ne nous empêche pas de réviser les classiques :

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX

C'est en Nouvelle-Zélande qu'a été tourné la plus célèbre des trilogies fantastiques par le cinéaste Peter Jackson qui jugeait que "Les paysages grandioses et surréalistes de cette destination servent à merveille l'univers de Tolkien". Il y réalisa plus récemment son dernier film Bilbo le Hobbit. Ce sont donc plus de 17 lieux répartis sur le territoire néo-zélandais qui auront servis au tournage de la Communauté des Anneaux !

 

Par exemple, le paysage mystérieux du Tongariro National Park où s'élève le volcan Ruapehu est devenu la Terre du Mordor pour le tournage. Les formations de lave, fumerolles sulfuriques, lacs de cratère et sources chaudes constituent des "effets spéciaux" naturels qui doivent être vus pour être crus. De nombreuses scènes de bataille y ont été tournées. Le village Hobbiton où vit Frodon Sacquet le personnage principal de la saga fait parti des décors construit en extérieur qui reste ouvert au public pour la modique somme de minimum $75. Ce sont près de 7 trous de hobbit creusés et enterrés à proximité de Matamata à quelques heures au sud d'Auckland que l'on peut visiter en plus du fameux bar le Green Dragon. La plupart des scènes tournées dans l'île du sud se situent aux alentours de Queenstown mais quelques prises ont été tourné dans la région de Nelson, au nord de l'île du sud.

 

Pour le tournage de la trilogie, Peter Jackson a demandé à plusieurs artisans de lui proposer un prototype de l’Anneau Unique. Jens Hansen, bijoutier à Nelson, lui en a présenté 15, et c’est l’un d’entre eux qui a été retenu. Décédé en 2001, il n’a  hélas jamais pu voir son travail à l’écran.



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Commentaires : 1
  • #1

    marie (dimanche, 03 mars 2013 22:33)

    très beau le tatouage !!!