Thaïlande

Code des voyageurs...

« Ne quitte pas un pays sans connaître dix mots de sa langue, cinq mets de sa cuisine, trois héros de son histoire, deux adresses en or trouvées par toi et une personne à qui tu confierais ton précieux. »

 

YAKA aller voir les baleines...

(édition Bréal 2012)

10 mots (et plus si affinités) :


Sawadee kha (femme) / khap (homme)

Bonjour

(matin et soir, pratique!)

Sabai dee mai ?

Ca va ?

Chai/Mai

Oui/Non

Khap

Ok, d'accord

Kop choun kha / khap

Merci

La khon to kha / khap

Au revoir

Khor to kha / khap

Excusez moi

Chan chue Silvia

Chan pam Clément

Je m'appelle...

Chan yi sip song

J'ai 22 ans

Chan francè

Je suis française

Mai pet

No spicy

Tao rai ?

Combien ça coûte ?

Paeng

Trop cher

Phalong

Étranger blanc

 

… et je sais compter jusqu'à 999 et lacer mes chaussures, mais euh....pas en thaï !!! :)

 

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Sensiblement les mêmes qu'en Indonésie, la Thaïlande propose en plus du riz et des noddles frits, quelques plats ou spécialités :


ñ Pad Thaï, à base de pâtes mélangées avec des crevettes, du poulet, 2 œufs brouillés, une louche de sucre, des légumes et du tofu, beaucoup de tofu.


Particularité :Cuit dans une poêle wok, le plat et servi avec une poudre de cacahuètes et on peut (à sa guise) l'agrémenter d'une sauce au chili (chose que je faisais tout naturellement !!).


ñ Lad na, porc, poulet ou fruits de mer mélangés avec des légumes

 

Particularité : Servi dans une sauce qui pourrait laisser penser à une soupe mais cela n'en ai pas une. Un peu sucrée, je trouve cette sauce marron délicieuse.


ñ Rotee, sorte de crepe pliée qui frit sur l'huile. Généralement a la banane, chocolat ou meme surimi, les vrais rotee sont ensuite enroulés.


Particularité : La pate est etalee a la main avec une agilite incroyable, en quelques coups de poignets la pate est bien plus fine que ce que je peux faire avec un rouleau !


ñ Jelly & pudding, a la coco principalement mais aussi aux fruits locaux, en plus de colorants fluo pour donner un apect encore moins naturel. Ceci dit, le coconut pudding est d'un délice sans nom meme si l'apparence inquiete quelque peu..


Particularité : Plutot incongru de trouver des stands remplis de ces desserts en Asie !!


ñ « Gâteaux de la chance » dont je ne sais absolument pas le nom mais que j'appelerai comme ca du fait de leur forme rappelant les gateaux de la chance. A l'interieur, blanc d'oeuf montés en neige et sucré et quelques confiseries colorées. Tres bon !
 


Particularité :

 

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J'aborderai ici les personnes importantes dont certaines peuvent être cités en héros aux yeux des thaïs, à savoir :

 

ñ  Le Roi. Il est partout, partout, partout ! Aller en Thaïlande sans voir l'effigie du roi c'est comme un plat thaï sans épices, ça n'existe pas ! Représenté sur calendrier, peinture, billet de monnaie, banderole, photo, poster, pendentif, à l'entrée des villes et villages, même les plus reculés, dans chaque boutiques, tuk-tuk et bus, le roi dont je n'ai pas osé demander le nom pas peur de paraître indiscrète mais que j’appellerai Jean-Luc du fait de sa ressemblance avec Jean-Luc Delarue est aussi immanquable que ce qu'il est intouchable. En effet, il est bien-sur interdit de critiquer le roi pour quelque raison que ce soit, c'est le roi, il faut l'accepter, point.

 

Deux adresses :

 

ñ  Le village du camp des éléphants à 45 minutes au nord de Chiang mai dans lequel nous avons passé une nuit et une journée authentique et mémorable.

 

ñ  Wiang Pa Pao, 1h à l'est de Chiang mai où les touristes s'arrêtent peu alors que non seulement proximité avec les locaux, relaxation dans les sources d'eau chaude, stage de méditation en temple bouddhiste non surbooké comme en ville et rencontre des tribus montagnardes, sont tout autant d'attraits que j'ai su apprécier.

 

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Une personne de confiance :

 

            Gus, ce jeune homme de 30ans, fondateur de l'association Hill Tribes Volunteers, pour qui nous étions bénévoles pendant quelques jours et qui accorde la majorité de son temps dans cette cause. Très sociable et disponible il trouve le temps de nous faire découvrir quelque chose de nouveau dès qu'une occasion se présente !

 

 

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Comme pour nous préparer l'Inde, lors de notre séjour à Phuket, en nous voyant 3 petits bouts de choux nous ont tendu la main... Bouleversée, je n'arrive même pas à imaginer ce qui nous attend en Inde !

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(du 9 au 14 avril 2013) : Encore une année finie en beauté !

Au petit matin nous quittons Gus, Melissa et Guillaume pour poursuivre direction Bangkok. Avant notre prochain avion au départ de la capitale nous avons 5 jours de visite au programme. On voyagera en bus ou train et on s'arrêtera 4 fois sur la route pour une journée et une nuit à chaque escale. De Wiang Pa Pao on doit retourner sur Chiang mai pour prendre notre bus en direction de Lampang, une ville à priori inintéressante d'après Gus... Le trajet est très long et on devient vite lassés et inconfortables !

 

Finalement Gus avait raison, la ville n'a pas vraiment d'intérêt hors mis quelques jolis temples Thaï, Birman ou même Hindou, qui nous mettent en appétit avant notre envol vers l'Inde. De même, la température augmente ces derniers jours à l'approche du 12 avril, journée la plus chaude en Thaïlande et nous laisse entrevoir le thermomètre indien qui devrait visiblement dépasser les 40°C !!

 

Embarqués dans notre bus de la Green Team on part pour Sukhothai dès le lendemain matin. Rien à voir avec Lampang, Sukhothai recèle un vrai trésor, à savoir l'ancienne ville à 13km de la nouvelle. Tout juste arrivés en gare qu'on nous saute déjà dessus pour nous proposer un tuk-tuk et le « meilleur » hôtel de la ville (évidemment, rien d'autre) ! On prend 5 minutes pour récupérer les bagages que nous n'avions pas encore déchargés, en plus d'une bouffée d'air frais (non climatisé) et on réfléchit à cette proposition. Une jeune suédoise se joint (devrais-je dire s'incruste ? Sûrement, quand on voit comment sa rapidité à nous sauter dessus défiait sérieusement celle du thaï) pour partager un taxi et se renseigner sur l'offre. Le jeune homme a vraiment le sens du commerce, tous les arguments possibles nous sont déballés (en anglais mais aussi en français) : la proximité avec le marché local et le Seven Eleven, la rénovation du bâtiment (qu'entend il par là, est-ce aux normes locales ou occidentales ?), l'eau chaude dans la salle de bain, un rabais sur le trajet en tuk-tuk, la possibilité de louer des scooters, etc etc... et tout ça pour 250 baths, exactement notre budget, soit 6,50€ la nuit pour 2. De toute façon nous ne risquons rien à y aller, alors allons jeter un coup d’œil à sa petite merveille qu'il nous vend si bien ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'y avait aucune arnaque derrière. Refait à neuf, peint et carrelé proprement, les chambres sont spacieuses et très clean, parfait, adjugé vendu ! Nous resterons donc 2 nuits à l'Happy Guest House... Comme à notre habitude de petits vieux, nous allons voir le marché local le soir et manger dans les bouis-bouis ou restaurants alentours.

 


Le lendemain nous louons des scooters et partons pour l'ancienne ville dont les ruines sont classées Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Tout d'abord ravis de voir autre chose que les temples thaïlandais qui foisonnent à chaque coin de rue et sont certes tous aussi magnifiques les uns que les autres mais tous identiques, ce qui explique notre « lassitude ». Le site archéologique de Sukhothai est par ailleurs impressionnant, que l'on soit fascinés par les vestiges comme nous ou pas. Étendues sur quelques hectares, certaines ruines comme le temple central ou le sanctuaire du Big Buddha que l'on voit sur chaque carte postale sont vraiment bien conservées ou restaurées comme l'a été le Big Buddha et dégagent une atmosphère particulière. Marcher dans les ruines de cet immense temple inspire le respect et la fascination, mais s'approcher du Big Buddha est bien plus intense en émotions, à tel point que je ne saurais décrire cette sensation.

 


Après une seconde nuit à l'Happy Guest House et s'être approvisionnés en munitions pour le Songkran qui approche, nous nous acheminons vers Lop Buri, la ville aux singes. La ville prise par les singes oui ! Incroyable le nombre de singes qui fourmillent et entretiennent avec minutie l'exposition des déchets sur les trottoirs ainsi que les nœuds des câbles électriques ! Essentiellement regroupés autour des temples, on peut toutefois en voir dans toute la ville, balader sur les façades, traverser la route à leur bon vouloir (dans le meilleur des cas, certains indécis s'assoient tout simplement au centre du carrefour routier pour une séance méditation « Quelle voie dois-je suivre ? »), descendre en rappel d'un poteau électrique, le nouveau né agrippé sur le dos, s'entraîner à la boxe thaï ou s'affaler sur une marche d'escalier, sur le ventre ou les 4 fers en l'air, pendant qu'un ami se régale à retirer tous corps étrangers qui se baladent de poil en poil ! Et dire que c'est notre ancêtre... Ceci dit, leurs mimiques proches de l'Homme m'auront vraiment faites rire. Allez, une petite anecdote à laquelle je pense ! Alors que Clément était en train de filmer, un singe qui se baladait sur un câble s'est arrêté à son niveau, il s'est assis de façon très décontracté et m'a regardé en haussant 2 fois les sourcils l'air de dire « Surtout ne lui dit pas que je suis là..... », c'est presque s'il m'avait fait « chut » de la main !!

On en profite d'ailleurs aussi pour faire les macaques !!! N'ayant fait qu’apercevoir les singes en Indonésie pendant un trajet en voiture, nous les avons cette fois-ci bien approché, même si je restais un peu en retrais, inquiétée par leur vivacité et leur fâcheuse tendance à tirer les cheveux, en plus de l'éventualité d'une morsure rageuse.

 

Le soir, nous nous installons dans les gradins d'un terrain de football thaï, une portion de Pad Thaï en main (ou un KFC pour Clément....non, non, vos yeux de vous font pas défaut, il a osé. BOUH !!). Le match est plus qu'époustouflant. Rien à voir avec le football connu à l'internationale ou encore le football américain, le football thaï se joue sur un terrain assez semblable à celui du volley et les joueurs en parfait acrobates dribblent à la brésilienne et s'imposent en retournée acrobatique pour smatcher par dessus le filer ! Dans un jeu parfait où tout est contrôlé, certains footballeurs aux chevilles enflées seraient discrédités de toute la crédibilité qu'il leur reste à côté !


 Clément lui, a repéré quelque chose d'autre................. des paniers de baskets, évidemment !!! Filet, panneaux, tout y est, même le vendeur de ballon juste en face de la rue, quelle étrange coïncidence. Monsieur ira s'en acheter un, histoire d'assouvir le temps d'une soirée cette soif de basket dont il rêve depuis 5 mois !

 

Au moment de notre départ de Lop Buri, les festivités du Songkran commençaient à résonner dans la ville et des cortèges joliment décorés suivis d'une foule euphorique qui armée de pistolets à eau se préparait pour le défilé ! En ce qui nous concerne, nous fêterons à Ayutthaya qui nous attend pour notre dernière vraie journée en Thaïlande, le Nouvel an Thaï au cours duquel l'eau, symbole de pureté, est à l'honneur.


            Cette fois ci, nous prenons le train, beaucoup moins cher et même plus confortable et spacieux. Devant repartir d'Ayutthaya dès le lendemain matin, nous voilà à peine débarqués que nous visitons quelques guest house situées juste en face de la gare. L'après-midi, malgré les flammes qu'étaient chaque rayons de soleil, nous visitons la ville qui mettait en scène ses derniers préparatifs pour les festivités du Songkran. On commence déjà à voir des enfants s'amuser dans une bassine d'eau un pistolet à la main. Sur le marché certains garnements intrépides nous prennent pour cible. Hélas, pas assez pour nous rafraîchir... On visite le célèbre temple en ruines de la ville, mais sans être vraiment disposés à apprécier à cause de la chaleur ! Heureusement une déclaration de « guerre à l'eau » nous aura rafraîchit les idées à la sortie du site. Vraiment bon enfant, c'est rigolo de voir des grands-mères s'amuser à arroser tout le monde autant que les enfants. Jolie tradition qu'est le Songkran. On continue vers un second temple en ruines mais dont les nombreuses stupas ajourées sont très bien conservées. Autour, nous vaguons dans un marché couvert aux mille trésors et mille saveurs, tous nos sens sont en éveil et nous laissent à la fois rêveurs et nostalgiques vis à vis de notre séjour en Thaïlande sur le point de s'achever.

 

En fin d'après-midi, dès que la température commence à tomber, on remarque que de plus en plus de tuyaux d'arrosage sont de sortie ainsi que leur propriétaire prêts à dégainer. Soit, il est temps pour nous aussi de nous armer en conséquence ! On se change, vide nos poches de pantalons, pose sac à main, appareil photo, affaires précieuses et papiers (quoique, pas Clément visiblement...hum!) et on ne prend qu'un sac chargé en bombes à eau ! Dans les rues de la ville, la fête a déjà commencé, on entend la musique, quelques éclaboussures témoignent d'une récente attaque... Tout le long de la rue principale sont installés des sonos de différents styles de musiques ou des groupes, quoiqu'il en soit l'ambiance est là ! Une file impressionnante de pick up convoyant au minimum 5 mercenaires fait bouchon dans la ville qui est littéralement prise d’assaut. Sachant parfaitement que les touristes sont la cible n°1, nous n'espérons pas en sortir indemne, d'autant plus que nous ne croiserons que deux autres couples. L'ambiance est toutefois vraiment très appréciable et cela change des réveillons occidentaux ! Être badigeonnés de plâtre d'une caresse sur la joue par tous les passants pour nous souhaiter bonne année et se voir offrir un verre du fameux whisky thaïlandais Hong Thong que je n'avais pas goûter jusqu'à lors, quelques gorgées de bières et entendre plus de « Welcome in Thailand » qu'en 1 mois dans le pays, c'est grandiose vous en conviendrez. Les jets d'eau gelée étaient un peu moins agréable, ceci dit on ne pouvait rêver mieux pour clôturer ce séjour. Aspergés et plâtrés de la tête au pied, nous rentrons à l'hôtel ravis par cette dernière journée. Demain c'est à 4h qu'on se lève pour prendre le train pour rejoindre Bangkok d'où notre avion décolle.


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(du 30 au 8 avril 2013) : A l'extrême nord du pays

Au retour du trek, qu'une envie : se reposer ! Nous restons sur Chiang mai 2 jours de plus. Le soir nous revoyons Marjorie et Eva une suisse qui était également au trek.

 

Partis visiter le night market de la ville qui est pour le moins surprenant : en 3h nous n'en aurons fait que la moitié, c'est pour vous dire ! C'est tout un quartier de la ville qui s'éveille la nuit de 19h à minuit ! On y trouve de tout à toutes les tailles et tous les prix, des tongs, des tentures, des gargotes ambulantes, des bijoux, des contrefaçons, des cloches, des bouddhas..... et des glaces faites sur plaques givrées !!! Oui oui, concept innovant qui nous aura valu un beau show et une savoureuse dégustation... Faites maison à partir de 2 ingrédients choisis (morceaux de fruits, Oreo, carré de chocolat, marshmallow, etc) mélangés dans du yaourt, les ingrédients une fois déposés sur la plaque sont littéralement gelés et aussitôt réduits en miettes sous un joli coup de truelles dont les employés ont le secret ! L'appareil est ensuite étalé sur toute la surface de la plaque et présenté sous forme de rouleaux recouvert d'un nappage au choix. Votre glace est servie, vos papilles sont ravies.

 

Alors que nous sommes au marché, l'hymne national retentit, tout le monde s'arrête, touristes et locaux confondus, celui qui bouge a perdu mais personne ne perdra. Tous tournés vers la rue, l'air sérieux et solennel, c'est très impressionnant de voir un tel respect. Au courant des horaires de ce petit rituel qui semblent être 8h et 17h, nous n'en avions encore jamais fait expérience. Les thaïs tout comme les australiens et néo-zélandais sont très patriotiques et chauvins de leur pays, les drapeaux bleu, blanc, rouge (made in Thailand) flottent d'ailleurs partout ! Ce sentiment d'appartenance suscite en nous l'envie de connaître davantage notre pays et nous laisse envisager un Tour de France... La suite au prochain épisode.

En attendant, allons essayer le massage thaï si réputé ! Rien à voir avec nos massages occidentaux, le massage thaï est pour le moins physique... En 1h de massage où la masseuse se plie littéralement en 4 telle une contorsionniste, j'imagine comment pour détendre mes muscles elles crispe les siens ! A l'aide des mains mais aussi des articulations comme les coudes, c'est une pure merveille, un grand moment de relaxation. Très intense, surtout dans le dos où ça en est plus douloureux, cela change des massages classiques. Vêtus d'un pantalon large entre le sarouel et le baggy et d'une chemise claire, nous ne broncherons pas de toute la séance... hors mis quand il prendra l'envie à ma masseuse de me craquer un à un doigts et orteils, grrr !! Mais pour moins de 4€ l'heure, je lui pardonnerai.

 

Pour la 4ème semaine que nous avons rajouté en Thaïlande, nous n'avons pas de programme défini, nous pensons d'abord à faire du bénévolat dans un orphelinat et contactons ceux de Kanchanaburi et Chiang mai mais nous n'aurons aucune réponse de leur part, dommage. Intrigués par la méditation et en sentant un peu le besoin à ce stade du voyage, nous envisageons l'idée de faire un stage de 7 à 10 jours... Pour cela, nous avions déjà envoyé des mails à plusieurs temples proposant des stages de méditations pour étrangers, encore en attende de réponse, nous décidons de nous y présenter directement les jours suivants. Hélas, personne ne peut nous accueillir tous les 2 (les cellules étant individuelles et non mixtes, il ne restait plus de place chez les filles), en attendant qu'il y ait de la disponibilité le monk nous conseille de lire une introduction à la pratique du bouddhisme (ils n'aiment que très peu les longs discours et préfèrent nous laisser méditer par nous même (déjà!))... Après quelques pages nous abandonnons finalement l'idée au vu des dures conditions dans lesquelles le stage se déroule : minimum 12h de méditation/jour, lever à 4h, coucher à 22h ( il est interdit de dormir de jour), petit dèj à 6h, déjeuner à 11h et plus rien jusqu'au lendemain (évidemment il est interdit de stocker de l'alimentation), et c'est sans parler qu'il faille entrer dans un mutisme profond et solitaire pendant touuuuuuut ce temps, ce qui veut dire ni musique, ni journal de bord, ni quelconques autres activités pouvant détourner notre esprit de la méditation... Chaud patate ! Bref, en prospectant à tout hasard les annonces couchsurfing au nord de la Thaïlande, je suis tombée sur un jeune de 30 ans fondateur de l'association humanitaire Hill tribe volunteers que nous contactons aussitôt. En attendant sa réponse nous envisageons d'aller à Paï (4h au nord de Chiang mai) avec Eva et de poursuivre pendant 2 jours dans la région de Mae Hong Son au nord est.

 

Finalement sa réponse ne tarde pas et nous avons tout juste le temps de partager une chambre d'hôtel avec Eva, un repas et un tour de marché qui n'a rien à envier à ce qu'était notre quotidien à Chiang mai et un thé thaï servi dans un bout de bambou, avant de redescendre sur Chiang mai pour prendre un bus en direction de Mae sai.... Et oui, le nord de la Thaïlande étant très mal desservi par les transport en commun, bien qu'à mi chemin entre Chiang mai et Mae sai, nous sommes obligés de repasser par Chiang mai pour changer de bus !

En contact avec Gus on part le rejoindre, d'abord à Mae sai à la frontière Birmane où il nous a dit aller 2 jours plus tôt lorsque nous partions pour Paï, hélas il était déjà redescendu parce qu'en fait un quiproquo où il nous disait "we will be there in 2days" nous avait fait comprendre que leur prochaine intervention se ferait là haut et commencerait dans 2 jours, or il voulait plutôt dire qu'ils resteraient à Mae saï pour 2 jours (for 2days)... La ville de Mae Sai, porte de la Birmanie n'a rien de l'atmosphère militaire pesante à laquelle on s'attendait ! Parsemée de marchés et boui-boui ambulants, la ville et ses habitants sont des plus agréables. Sortie toute seule en soirée pendant que Clem se reposait, tout le monde était ouvert à me renseigner sur les bus du lendemains, me lancer quelques sourires gratuits, etc. Finalement nous faisons route vers Wiang Pa Pao où se trouve le siège de l'association à proximité de Chiang mai (et nous fait donc encore revenir sur nos pas), après une bonne nuit de repos qui aura presque requinquer Clément victime d'une tourista passagère déclenchée suite aux tumultes du trajet en bus dans les montagnes, où notre pilote se croyait en plein rallye...

 

Quelques baths et journées perdues dans le train avant d'arriver à rejoindre Gus, le fondateur en question. En théorie, la mission des volontaires consiste à visiter les enfants des villages reculés, jouer avec eux, voire leur "apprendre l'anglais", leur préparer à manger, mais cela peut également consister à l'entretien des temples ruraux, l'aménagement de huttes en bamboo, etc etc... En l'occurrence, nous arrivons pendant la période des vacances d'un mois pour le Songkran, Nouvel an Thaï et notre intervention en est chamboulée. Logés dans une maison en rénovation ou plutôt réhabilitation étant donné qu'elle est destinée à devenir une école, notre participation se fait dans ce sens. Globalement on fera du ciment, du ciment et du ciment, soit pour consolider les murs et les "immuniser" contre les montées d'eau, soit pour boucher les jolies fresques ajourées qui ornent la bâtisse et ainsi insonoriser la pièce (dommage et inefficace selon moi) ! En compagnie d'un couple d'allemand nous construirons aussi quelques bancs d'école et commencerons l'élaboration d'un stand en bois pour mettre en vente quelques rafraîchissements et ainsi récolter des fonds supplémentaires mais finalement une voisine en fera cadeau d'un qu'elle n'utilise plus !

 

Bien que notre mission ne corresponde pas à ce que nous nous attendions, nous passons un très agréable séjour avec Luisa, Éric, Nature (pseudo que se donne la doctoresse chinoise de 43ans arrivée 4jours plus tôt) et Gus, notre hôte dévoué ! Pendant notre séjour Gus nous fera visiter les alentours et nous amènera entre autres aux sources d'eau chaude, mais également à la rencontre d'un monk (moine thaï) à qui on ne fait pas moins de 3 révérences les mains plaquées sur le sol, avant d'y adresser la parole et des tribus montagnardes retranchées dans des villages escarpés pour lesquelles il œuvre. La route est un véritable terrain de cross ! Partis en scooter pour cette compétition de moto cross, Gus ouvre la marche, nous sommes à deux sur un scooter car mes derniers exploits dans le domaine m'ont valu quelques cicatrices qui me refroidissent à l'idée de piloter à nouveau sur des graviers ! Le village n'est qu'à 8kms et pourtant on n'est pas au bout de nos peines... L'ascension est clafie de challenges que Gus s'amuse à nous décompter :

  • Challenge n°1 : Faire ce parcours à 2 sur un scooter ! (ok, ça commence bien..)

  • Challenge n°2 : Traverser un pont en rondin de bois aussi large qu'une règle d'école !

  • Challenge n°3 : Traverser un pont suspendu (par un fil?), pas vraiment plus large que le premier mais dont les lattes et l'équilibre commence à faire faux bon !

  • Challenge n°4 : Monter au sommet de la colline (montagne plutôt) pour rejoindre les autres tribus isolées !

  • Challenge n°5 : Mâcher comme du chewing-gum des herbes fraîchement ramassées qui vous feront nous "envoler" !

  • Challenge n°6 : Manger des « caw peanuts » ! (Ouf, c'était du fake...)

  • Challenge n°7 : Rentrer à la maison entier et sur les 2 roues !

Challenges accepted ! Et finalement, il est aisé de comprendre pourquoi il a arrêté de s'y rendre tous les jours et ni va plus que 2 à 3 fois par semaine.... On aura bien rit et passé de bons moments en tous cas et comme nous dit Gus si nous avions été visiter ces tribus dans un tour organisé, rien n'aurait été pareil. L'atelier à tisser aurait probablement eut un arrière goût de business, tout comme chaque entrée de village. Hélas nous n'aurons pas eu le temps d'aller voir un authentique vrai village de longs cous, situé encore plus dans les hauteurs. Dommage, car celui ci j'aurais apprécié le visiter, en compagnie de Gus surtout...

 

Après avoir dit au revoir à Luisa et Éric, on accueille Mélissa et Guillaume, 2 frenchies de souche ! Pour notre derrière soirée à nous aussi, Gus nous emmène lapider quelques billets dans un pub aux allures western malgré quelques portraits de personnes pour le moins incongrues, à savoir Bob Marley et Ben Laden... Soit. On s'en met plein la panse ! Sous forme de tapas, les assiettes s'enchaînent, du poulet frit, du porc, des crudités, du riz assaisonné divinement et des bières avant de passer à la vodka maison !!! Hum, ça pique un peu après quelques mois de sevrage !

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(du 27 au 29 mars 2013) : Dans la jungle, oh wimboe !

Réservé depuis Bangkok, nous partons en trekking de 3 jours dans la jungle autour de Chiang mai où de belles expériences inédites nous attendent. En groupe de 9 (2 danemarkois, 2 russes, 2 sud africains blancs, 1 américain et nous frenchies de souche) nous commençons le trek avec du retard et en douceur (j'entends par là ennui). Déjà qu'on a du mal à démarrer avec Clément il ne nous en faut pas plus pour sommeiller les yeux ouverts ! Deux stops plus tard entre la dite "Ferme aux papillons" où je n'en aurais pas compté plus de 10 et un marché de quartier bien moins intéressant que celui du bout de notre rue ou le marché de nuit de la ville, nous roulons près d'1h avant d'arriver au village d'où part notre sentier et où des femmes en "tenue traditionnelle" tiennent plus de stands touristiques que ce qu'il n'y a d'habitants et touristes.

Une bouchée de riz enveloppée dans une feuille de bananier et nous entamons l'ascension de la montagne que nous redescendrons de l'autre côté. Niveau facile de chez easy, facíl et fingers in the nose you sure ? Pas franchement du même avis ou alors mon niveau d'endurance a sacrément régressé parce qu'à chaque pas je crache un bout de tripes ! Évidemment il s'agit d'un sentier ni balisé ni entretenu et chaque pas est en réalité une enjambée de 30cm de haut où il faut rester en équilibre si l'on ne veut pas retourner en 3ème vitesse au pied du sentier à cause des feuilles glissantes...et en plus le soleil est au zénith ! Visualisez-vous mon calvaire ? Je fonds sur place. La rando n'a finalement pas vraiment d'intérêt, il ne s'agit pas d'une jungle luxuriante mais plutôt morte, sèche et brûlée par l'écobuage. D'un côté cela me rassure pour la suite du programme qui devrait rester sur cette optique simpliste et éviter l'attraction touristique de masse qui m'inquiétait. Âgé de 28ans mais au visage et au look de 19ans à peine, nous suivons notre dynamique guide Kin (ou King Kong pour les intimes), avec l'impression d'être en balade entre amis ! Nous sommes donc accompagnés d'un père et d'un fils danemarkois qui semble être là pour gagner leur propre victoire ; une mère et une fille russe vraisemblablement inscrites à leur insu par un proche qui ne leur veut pas que du bien ; deux jeunes africains (blancs) qui semblent voyager à la dure et n'avoir peur de rien et l'américain à l'accent corsé et la mèche rebelle ! Et comme toute bande d'amis il y a toujours un élément qui aime se donner en spectacle... Ici c'est la mère (que l'on appellera "Mummy") et sa fille qui sorties de leur confort s'attendent à ce qu'en pleine jungle un homme descende d'un arbre, une glacière d'eau fraîche sur le dos dès que ces dames se déshydratent un tant soit peu... mais biensur ! Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu ou pas ?! Le pire c'est que la fille a osé poser la question à Kun... Oui, ils ne sont pas tous enfermés c'est définitif ! On attendra Mummy une dizaine de fois sur le sentier, celle-ci ne parlant pas un traitre mot d'anglais n'a pas du comprendre ce que "trekking" voulait dire et n'a prévu que ballerines et sandales pour le séjour... Pour son confort je lui propose mon éventail et Clément lui confectionne un bâton de marche mais elle refuse tout d'un bloc, surtout le bâton dont la suie aurait tachée ses petites mains crépues !

En fin d'après midi on arrive au village où nous passerons la nuit et où se trouve le camp des éléphants. Contrairement aux russes scandalisées par le côté primitif du village où on leur impose (selon le programme du trek) de dormir dans des huttes en bamboo où seul un matelas qui n'en ai pas un est posé sur le sol de bambou sous une moustiquaire... moi j'adore et je n'en demandais pas plus, au contraire, trouver un hôtel 5 étoiles ici était ma hantise !!! Accueillis dans un village de quelques huttes d'une même famille où plusieurs générations s'éveillent ensemble et élèvent volailles et boeufs et s'occupent d'éléphants, nous sommes aussitôt invités à la pêche au filet après le service d'un repas copieux et savoureux. Nous n'aurons pas essayé ni Clément ni moi mais cette technique de pêche est très intéressante et je pense bien plus compliqué que ce qu'elle ne parait... L'ambiance du village est vraiment chaleureuse, des enfants s'amusent avec les adultes, nous on joue avec les chiots tous plus adorables les uns que les autres, et à deux reprises on assiste à des "combats sauvages" chicken VS dog.... et malgré l'avantage du chiot pendant quelques minutes, la poule prend souvent le dessus finissant par intimider le jeune chien qui bat en retraite !! Mais avant cela, place aux éléphants ! Il est temps d'aller promener... cramponés sur le cou de la bête d'où nous préférons apprécier cette expérience inédite plutôt qu'assis sur les sièges-pour-touristes, nous sommes chacun sur un éléphant différent, déjà conquis par le folklore ! Heureusement pour monter des plate-formes sont aménagées à hauteur, par contre en ce qui concerne la réputation des poils des éléphants, nous pouvons confirmer la rugueur de ceux-ci, surtout Clément qui en aura visiblement beaucoup plus souffert que moi étant donné que nous étions en short !! Ce moment (1h tout de même) est magique, je me régale à lui donner à manger les bananes et bambous que m'envois le garde qui guide mon éléphant au son de sa voix !! Euphorique à souhait, je chante à tue-tête "La Patrouille des élephants" du Livre de la Jungle à mes amis danemarkois assis sur le trône derrière moi. Très bien traités les élephants répondent aux ordres des hommes qui prennent soin d'eux et sont dirigés ainsi bien que les gardes aient des crochets en main. Par exemple, paï veut dire avance, vient et caw caw = stop. J'en aurais même vu un faire la révérence à sa maîtresse qui lui apportait une botte de bambous en le saluant !! Incroyable.

Après une première nuit sous un toit de bambou et un petit déjeuner avec toasts grillés au feu de bois et oeufs fraichement pondus, l'heure du bain des éléphants a sonné ! Ni une ni deux, je m'y colle. Armée d'un seau et d'une brosse, le Gros ne se fait pas prier et s'affale dans la rivière en laissant échapper au passage quelques déjections proportionnés à sa carrure... et j'étais derrière pour superviser les dégâts ! Hum, merci du cadeau. Contre-attaque à coup de seaux d'eau mais l'animal ne démord pas de plaisir et se roule littéralement dans la rivière, alors imaginez le remous que ça peut faire, voir les pattes d'un éléphant balancer c'est impressionant, oui je confirme ! Haha.

Toilette finie, on embarque direction la cascade. Déposés à 5 minutes à pied, la cascade n'est en fait qu'un petit ruisseau qui se faufille entre les rochers. Kin s'empresse de se mettre en maillot pour nous montrer son tobbogan favori. A tour de rôle (et même Mummy) on s'y amusera pendant une bonne heure ! Clément était retombé en enfance. Pendant la pause déjeuner d'autres groupes arrivent. Parmi eux notre nouveau guide et groupe pour la dernière journée de notre trek, la majorité de notre groupe actuel n'ayant réservé que pour 2 jours. On rencontre alors Marjorie une frenchie à l'âme aventurière qui voyage seule depuis 6 mois aussi et a visité comme nous, l'Australie, la Thaïlande et prochainement l'Inde. Très gentille, c'est avec elle qu'on passera la dernière journée. Soukie notre nouveau guide intrépide est comme un enfant qui se promène dans la forêt et s'amuse de tout et de rien, c'est rigolo, du moins plus que ses blagounettes que lui seul comprend... ><' De toute façon ce n'est pas le moment de rire : 3h de marche nous attend et le niveau semble être aussi corsé que la première balade !

Nous devons en fait pour passer la nuit, rejoindre un village qui n'a pas trouvé mieux que de s'installer au sommet d'une montagne dont je serais curieuse de connaître l'altitude vu le dénivelé !! La jungle est beaucoup plus dense de ce côté là, c'est magnifique, certains tronçons sont aménagés avec des rampes, des échelles ou des passerelles en bambou, on se croirait dans un parcours d'accrobranche ! On s'amuse, jusqu'au moment où...ba-ba-bam, je rate l'épreuve de la passerelle et finis non seulement les pieds dans la bouillasse mais fais aussi un mauvais mouvement en voulant me rattraper et me froisse un muscle ! Rien de grave mais je ne peux plus forcer dessus. Ah, ce qui devait arriver, arriva, il ne fallait pas jouer au casse-cou ! Un peu de baûme du tigre, une attelle en bandoulière construite avec soin par Clément avec les éléments locaux, à savoir des feuilles de bananier, des lianes et des bambous et je me sentirais déjà un peu mieux le soir même... L'ascencion est très dure, surtout dans cet état où le poids de mon sac n'est que peu confortable sur mon épaule endolorie. Heureusement Clément et Marjorie se proposent de me le porter à tour de rôle, c'est beau la solidarité ! Après une interminable marche, on arrive sur une première plateforme d'où l'on peut voir le village de la montagne d'en fasse s'adonner à coeur joie sur le volume des enceintes ! Sur des airs reggae on poursuit jusqu'au village un peu plus haut, hélas pas encore celui où nous devons nous arrêter, mais tout le monde est fatigué et Soukie s'arrange pour que l'on puisse rester là. Parfait. Une énorme hutte en bambou avec un très grand dortoir nous attend et en prime une cuisine, une terrasse avec barbecue et douches dans le terrain, royal !

Afin de sublimiser la veillée au feu de bois devant la lune d'un rouge éclatant comme jamais je n'ai vu de mes yeux, tout le monde (sauf moi qui suis handicapée provisoire) se met à la cuisine : un peu de riz, du poulet, des herbes que Soukie nous a fait ramassé en route et quelques autres ingrédients locaux et c'est un banquet de roi qui nous est offert en récompense des efforts fournis dans la journée ! Ces herbes à l'apparence peu engageante s'avèrent finalement être exquises et me rappellent un peu les asperges au parmesan cuites au four !! Malheureusement on n'en trouve nulle part ailleurs en Thaïlande, dommage.

Dernière journée, au programme : redescente de la montagne (à cheval ? hélas non) jusqu'à une cascade que nous suivrons durant toute la descende afin de rejoindre le spot de rafting. Au petit déjeuner un petit bonhomme de 2ans à peine, nous rend visite avec sa maman qui gère le camp et s'installe entre mes jambes en tailleur !! Adorable. Soukie nous explique que ce petit loup avait une déformation au pied qui l'empêché de marcher et qu'un riche américain a payé son opération, depuis je peux vous dire qu'il prend du plaisir à gambader ! Sa petite bouille de moine m'attendrie... Une photo furtive, un petit bisou et des aurevoirs de la main, nous sommes partis. Tout le long de la balade, Soukie nous montre plein d'astuces Robinson à faire avec des bouts de bois ou feuilles, comme par exemple : faire du feu grâce à un bout de bambou tranché et entaillé sur le dessus (Clément a réussi et Soukie en profite pour allumer sa cigarette!), mais aussi faire une sarbacane avec une feuille d'herbe plutôt banale (Clément s'y amusera une bonne partie du trajet!)... moment bien sympa et rigolo ! Arrivés au spot de rafting, nous partons avec les jeunes sud africains, laissant à nouveau Marjorie et son groupe ensemble. Malgré mon épaule, je ne me défile pas à cette activité, il n'en a d'ailleurs jamais été question. On se jète à l'eau et que ça rame ! Et finalement, c'est peu dire... nous avons 1h de rafting devant nous mais hélas les rapides sont beaucoup plus rares que les zones plates, mais malgré cela nous passons de bons moments lors de certains passages en marche arrière ! Le cadre est vraiment très plaisant, la rivière propre, les rochers se reflètent dans l'eau, le long des berges sont aménagés des abris en bambous, c'est vraiment très beau ! A l'approche du Songkran, le Nouvel an Thaïlandais où à cette occasion le pays se plonge littéralement dans une bataille d'eau géante, beaucoup d'enfants et familles viennent profiter des biens faits de l'eau et pataugent dans la rivière en arrosant tous les passants dont nous ne faisons pas exception. Mais attention, nous avons des pagaies, très pratique pour arroser... Le rafting fini nous enchaînons avec une balade sur l'eau en radeau en bambou (ou rambo en badou comme je bafouille souvent avec dyslexie) qui se manœuvre comme les gondoles mais est beaucoup plus long (environ 6m) et primitif, donc moins romantique je vous l'accorde ! Ceci dit le folklore est intéressant.

   

La suite des événements ne nous colle pas vraiment à la peau... Inclu dans le programme nous devons aller au village des longs cous, vous savez ces femmes girafes qui portent des colliers dorés trèès longs ? Nous nous y arrêtons donc mais déjà l'entrée du village a beaucoup trop l'allures d'un resort touristique pour nous plaire. Attendons de voir. On s'achemine vers le village, là on est intrigués mais plutôt dépités de voir un sentier délimité de cailloux, le gazon tondu, des fontaines aménagées le longs de la rivière, etc... les autres villages montagnards que nous avons vu étaient loin d'être aménagés de la sorte, ça sent l'attrappe touriste. Ouh la la, ça ne va pas nous plaire... Au coeur du village, des boutiques, des boutiques et des boutiques, toutes les mêmes et toutes tenues par des femmes en "tenue traditionnelle" que je qualifierai plus de folklorique et attrayante au regard du touriste ! Pour nous ce n'est pas du tout le cas, on est mal à l'aise, frustrés d'être là, comme rentrés dans leur intimité. Sensation des plus désagréables, nous serons donc probablement restés moins d'une minute dans ce zoo humain où les touristes sont invités à regarder les femmes girafes dans leur quotidien, pendant qu'elles attendent qu'ils ouvrent leur porte-monnaie !! Horrible. Plus tard, j'apprendrai que ces femmes parquées dans ces villages sont souvent des réfugiées de Birmanie, uniquement autorisées à rester sur le territoire thaïlandais pour enrichir son gouvernement, ça donne envie d'aller payer 300 baths n'est ce pas ??! Une honte.

 

Heureusement, nous ne restons pas sur ce dernier mauvais goût et gardons un très bon souvenir de ce trek bien qu'on se soit rendu compte que le réceptionniste suisse (évidemment) de l'agence par laquelle nous sommes passé, nous avait gentillement entubé et encaissé plus du double du prix ! Difficile quand cela ne coûte pas cher de penser qu'il peut y avoir encore beaucoup moins cher... on le saura !

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Commentaires : 5
  • #1

    Mohamed (mercredi, 10 avril 2013 16:58)

    Ce récit respire la joie et le plaisir!!! C'est vraiment agréable de partager celà avec vous en lisant ce "comte rendu", et de découvrir qu'il existe en Thailande des cousins proches de nos "danois" de l'Europe du Nord. Surtout, continuez à profiter comme vous le faites de tous les moments de découverte et de bonheur!!!!
    Grosses pensées à vous deux!!

  • #2

    tout-autour-du-globe (mercredi, 10 avril 2013 19:46)

    Ah ah, je savais bien que les danemarkois étaient un peuple "révolu"... Hum. C'est appréciable de voir que ça suit avec attention, parfait. Test réussi Mohamed ! Merci. Et prochainement je prévoirai une excursion en "Danemarkie" pour en apprendre davantage sur cette tribu :)

  • #3

    parrain (jeudi, 11 avril 2013 20:33)

    Vos récits de voyage sont toujours aussi passionnants !
    "Étonnants voyageurs,.............
    Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
    Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
    Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
    Dites, qu'avez vous vu?"
    Baudelaire, le Voyage

  • #4

    marie (samedi, 13 avril 2013 21:08)

    j'avais un ou deux articles en retard; je viens de les lire et m'en suis délectée!! j'ai beaucoup ri en lisant le treck des ressortissantes russes, apparemment inscrites par un "proche qui ne leur veut pas que du bien"!! on vous sent toujours aussi passionnés, et avides de vivre ces moments de partage avec les peuples que vous rencontrez, tout en fuyant "les pièges à touristes"; continuez à nous faire rêver;
    patrick et marie



  • #5

    mum véro (mardi, 16 avril 2013 16:31)

    C'est incroyable tout ce que vous faites ! Quand je pense que nous sommes sagement assis à un bureau devant un ordi… et que l'on trouve encore des choses à se raconter le soir, j'ai honte ! :)


(du 17 au 26 mars 2013) : De Bangkok à Phuket

Notre arrivée dans la capitale thaïlandaise reste digne de notre poisse : mouvementée dès la sortie de l'aéroport (d'où autre ?) ! Tout juste les bagages en main que la réceptionniste d'un "office de tourisme" nous propose un taxi. Évidemment on en a besoin d'un ! Mis en confiance par l'apparence formelle du comptoir on parle tarif... 800baths pour 2 pour rejoindre notre hôtel au centre de China Town. Une petite conversion plus tard et nous acceptons le deal à 10€ chacun... Prévoyante j'ai noté l'adresse de l'hôtel mais hélas notre chauffeur qui non seulement ne parle pas anglais, ne semble pas connaître la ville et ne cesse de réclamer le numéro de téléphone de l'hôtel que je n'ai pas noté, pensant qu'un chauffeur de taxi verrait plus d'utilité à avoir l'adresse que le téléphone. Le comble non ? Bon... Cela fait maintenant presque 1h que l'on s'arrête toutes les 5minutes pour demander notre chemin aux chauffeurs de tuk-tuk. Lassés, on demande à retourner à l'aéroport, ayant dans l'idée de se faire rembourser et repartir avec un chauffeur plus compétent ! Mais visiblement il n'est pas dans l'intention des réceptionnistes de nous rembourser quoique ce soit considérant que c'est de notre faute et que nous leur avons fait perdre leur temps et prétextant surtout la non-existence de cet hôtel !! Et comment avons-nous pu réserver une chambre fantôme mesdames ??! Grrr. Il ne m'en faut pas plus, il est déjà 22h, je suis épuisée, nous avons passé la nuit dernière dans le train, j'ai faim, c'est l'heure de la beuglante qui les fera culpabiliser au point de nous rendre 500 de nos 800baths. Ah ah, j'ai l'air naïve mais on n'me marche pas sur les pieds comme ça ! Nah. Au second comptoir de taxi c'est seulement 300baths qu'on nous demandera pour la course, ces garces se faisaient donc 500baths de bénèf !! Probablement le plus beau pigeonnage de notre carrière puisque le second chauffeur qui ne parlait toujours pas anglais a su trouver notre destination. Arrivée laborieuse en Thaïlande !

 

Réputée comme étouffante et bruyante, Bangkok est au contraire très agréable et pourvue d'une multitude de sites attractifs dont les temples bouddhistes font la richesse. Durant 4 jours, nous baladons carte en main dans la capitale grâce aux tuk-tuk colorés de Bangkok dont les néons de fête foraine me transportent à chaque trajet sur mon cheval de carrousel... Logés dans un établissement miteux mais pas cher et situé dans un des quartiers les plus animés de la ville à savoir un China town tellement grand que je pourrais écrire un article sur la Chine, nous ne retournerons dans notre chambre que pour passer la nuit. Dès le réveil on saute hors du lit pour prendre un petit déjeuner à la supérette « 7 eleven » du coin de la rue et pour la modique somme de 1€ on acquiert un chocolat chaud et 2 muffins...qui a parlé de crise économique ? Nous devons être trop loin pour l'entendre... ici c'est « CHEAP PRICE » que l'on entend à chaque coin de rue !! On se fait plaisir avec de bons produits locaux aux repas suivants, et c'est peu dire ! Ameutés par les odeurs bien trop alléchantes pour résister, nous mangeons constamment, une petite brochette de viande caramélisée par ci, une banane grillée au lait de coco par là... la cuisine thaï nous va bien !

 

Dans Bangkok, il est impossible de se repérer, non seulement les cartes touristiques ne sont absolument pas assez précises pour être pratiques mais en plus elles ne sont pas à l'échelle et quand les rues sont traduites en anglais on peut s’apercevoir que les noms changent fréquemment ! Tout comme en Indonésie, la topographie ne fait pas la fierté du pays. Dans la rue, ce sont des dizaines de touristes que l'on croise penchés sur leur carte à chaque carrefour, nous compris évidemment. Le mieux c'est de prendre un tuk-tuk, sauf qu'en général les chauffeurs ne savent compter que par centaine à l'approche du touriste blanc... devenus fort en négociation, nous arrivons à obtenir de bons tarifs en enchérissant de moitié moins !! Héhé. Le problème c'est que les chauffeurs touchent des commissions auprès de certaines boutiques de costumes ou bijoux de hauts standing et insistent (le mot est faible croyez-moi) pour nous y amener. La première fois, on nous y dépose, on rentre, on se demande ce qu'on fait là et on ressort pour reprendre notre trajectoire initiale ; la deuxième fois, notre chauffeur, un petit vieux au regard triste nous propose une « escale thaï factory », lui expliquant qu'on y est déjà allés et qu'on n'a pas d'argent pour ce genre de choses, il nous tend un papier où l'on peut lire en français « Je vous invite à vous arrêter à la Thaï factory, vous n'êtes pas obligés d'acheter, mais arrêtez vous 5-10minutes pour moi svp, je peux gagner un plein d'essence. »........ Que voulez-vous dire à cela ? Peinés (ou embobinés) nous acceptons. Faisant mine d'être intéressés et posant plusieurs questions concernant la fabrication des costumes sur mesure, nous sommes néanmoins aussitôt raccompagnés à la porte dès lors que nous précisons ne pas avoir d'argent. Bref, nous avons fait plaisir à notre petit chauffeur......qui non satisfait en redemande encore et nous dépose chez le « Bijoutier Thaï » ! Après avoir rouspété, il nous dépose dans China Town alors que nous voulions aller à l'opposé et … s'en va, sans avoir été payé. Soit.

 

Déjà dans les rues voisines à notre "hôtel", les temples foisonnent, tous plus colorés les uns que les autres et sculptés avec un soin sans pareil, on se demande alors ce que sont les fameux temples de la ville quand on voit comment sont les « temples de quartier ». Parmi les 400 temples présents dans la capitale thaïlandaise, nous en visitons une dizaine, à savoir le temple du Grand Bouddha qui porte bien son nom et arbore sur sa façade un bouddha de 20 mètres de haut,

mais aussi le temple Golden moutain qui surplombe la ville et en offre une vue à 360° depuis la cime dorée et auquel à chaque montées et descentes, il faut faire sonner les quelques 10 cloches, le Wat Arun en bord de canal que l'on rejoint en bateau.

 

Nous n'irons pas voir le temple du Bouddha couché qui lui est payant et probablement assez similaire que le Bouddha géant. Il est impressionnant de voir tous les trésors dont regorgent les temples même les plus modestes : des rangées de bouddhas assis en position lotus le long du patio où l'on déambule pieds nus et prie, certains noir, d'autres couleur émeraude et un au centre sur un piédestal en or et pierres précieuses...jusque sur les murs et les encadrements des portes et fenêtres ainsi que sur le toit de vagues orangé, l'architecture laisse bouche bée.

 

Mais tout cela n'est « rien » à côté du Grand Palace du roi !! Le palace des palaces. Rien à voir avec le palais du Sultan en Indonésie ! Cette fois, il s'agit bien d'un palais royal où les édifices et sculptures dorés se reflètent les uns dans les autres comme le plus beau des trésors. Tenue camouflage exigée pour la peine, aucune aération pouvant laisser respirer bras et jambes n'est tolérée ! La beauté doit être respectée à sa juste valeur et la spiritualité du lieu d'autant plus. Entrés pour 500 baths (13€), ce ne sont pas moins de 200 hectares de merveilles le long du fleuve Chao Phraya qui s'offre à nous. Le bijou de Bangkok qu'est le temple Wat Phra Kaew, le plus important de tous les temples en Thaïlande a été construit au 18ème siècle et établi comme le siège de la monarchie et de la capitale du pays. En plus d'une ornementation des plus enchanteresses et au delà de la symbolique royale, Wat Phra Kaew est le lieu où l'Emerald Bouddha fait en fait de jade et trésor national de la Thaïlande, élit demeure. De petite taille comparé aux autres Bouddhas que l'on peut voir dans le palais, l'Emerald Bouddha est assis sur un autel doré portant les peignoirs (robes) d'or qui sont changés par le roi ou le prince héritier au début de chacune de trois saisons de Bangkok (chaud, plus chaud et pluvieux). Tandis que l'on permet aux visiteurs de marcher autour et à l'intérieur du sanctuaire pour admirer la relique, prendre des photos est strictement interdit. Nous avons vu d'ailleurs un malheureux essayé de pointé son objectif en direction du Bouddha sacré et aussitôt se faire renvoyé d'un « Get out ! » par un garde à l’œil de lynx. La seule option permise doit faire un zoom par la porte dans le front qui est laissé(quitté) ouvert à cette fin

 

Comme tout bon touriste on passe ensuite faire un tour dans la Kao san road où les touristes fourmillent devant les stands de souvenirs de tous types (tee shirts sponsorisés aux marques (souvent de bière) locales, contre-façon de vêtements de marques, etc.. Clément a également entendu parler de la maison de Jim Thompson, cet architecte américain qui s'engagea dans l'armée afin d'instaurer l'indépendance et la liberté de la Thaïlande à l'époque occupée sous l'armée japonaise. Quand il quitta l'armée, il décida de revenir en Thaïlande et de s'y installer, littéralement tombé sous le charme du pays. Il se passionna pour la soie tissée à la main au point de se consacrer à la renaissance de cet artisanat tombé dans l'oubli. Sa participation fut fondamentale au renouveau du tissage de la soie thaïlandaise et à la réputation internationale qu'elle acquit. Il devint célèbre quant il fit construire sa résidence constituée de six bâtiments en teck, tous représentatifs des meilleurs styles de l'architecture traditionnelle thaïlandaise. Ayant pour la plupart plus de 2 siècles, ces maisons, dont certaines proviennent d'Ayuthaya, voire de contrées plus lointaines, furent entièrement démontées et reconstruites à leur emplacement actuel, en plein centre de Bangkok, au fond d'une petite ruelle et au bord d'un canal qui traverse la ville. Fidèle à son goût de l'authentique, Jim Thompson suivit avec le plus grand respect les traditions des artisans bâtisseurs thaïlandais, notamment en surélevant les maisons pour prévenir des inondations. Hélas ce musée n'explique pas les origines du bouddhisme et l'histoire de la Thaïlande à proprement parler dont Clément avait eut échos !

 

Nous n'irons en revanche pas au marché flottant de Bangkok situé à 1h de route et bateau ainsi qu'à Kanchanaburi voir le temple du tigre, car ces sites nous semblent dénués d'intérêt et ne valant pas le détour et les dépenses en déplacement qui en découlent. D'autant plus que le temple du tigre n'est rien de plus qu'un attrape touristes où après avoir cher payé l'entrée, on prend une photo avec un tigre à moitié dans les vapes dans les bras et on s'en va tout content, ou pas franchement... et c'est véridique, cela ne dure pas plus de 30 minutes et je suis large. Vous comprendrez pourquoi nous avons rapidement oublié ce site.

 

La fatigue du voyage se faisant ressentir, quelques jours sur l'île de Phuket à ne rien faire d'autre que louer un scooter pour se balader de plages en plages sur l'île fut très appréciable !! Entre deux séances bronzette nous sommes allés visiter le temple Wat Chalông situé à proximité de notre quartier résidentiel d'où l'on peut voir aussi le Big Buddha qui surplombe la vallée haut perché sur sa colline. Le reste du temps nous flânions donc de plages en plages, une glace à la main (ou une dans chaque pour Clément), ou autour des marchés et des bars en soirées. J'aurais d'ailleurs pu consommer mon unique Ricard en 5 mois de voyage, oui oui m'sieurs dames, il y en avait à Patong beach, grand moment, juste avant d'expérimenter le tatouage thaï...


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Commentaires : 1
  • #1

    Charlotte of London (vendredi, 05 avril 2013 01:43)

    Hello, hello,
    Alors que j'etais ado, blablabla et cela me semble maintenant 1 million d'annees "I had a dream" (M. L. King) moi itou, le reve sublime de visiter pieds nus Le Grand Palace. Je l'ai fais, j'avais 25 ans, et j'ai pleure, de JOIE, car c'etait "comme dans mon conte a moi" , thank you so much for such a fantastic journal, so visual, so wonderfully written, I am so back in there.. Very talented and intelligent observer. Take care x