Immersion népalaise 6 mois :

 - En réponse à : Qu'est-ce qui a déplu à l'Inde dans la nouvelle constitution adoptée par le Népal et qui justifie à leurs yeux une entrave à l'approvisionnement en carburant ?   

" Les dégâts économiques, sociaux et psychologiques des manifestations et du blocus sont bien pires que celles du tremblement de terre" a déclaré le Premier ministre népalais, Sharma Oli, après que le Gouvernement ait mis en vente des dizaines de tonnes de bois pour tenter de palier à la pénurie de gaz domestique et de fuel qui paralyse le pays depuis le mois de septembre dernier, empêchant l'acheminement de l'aide humanitaire auprès des victimes. "Si cette crise perdure, nous ne pourrons plus aider les victimes du tremblement de terre".

Source : EDA

Après une période de stagnation politique de plus de 10 ans, la population s'est d'autant plus agitée et rebellée face au Gouvernement, suite au séisme meurtrier du 25 avril dernier, afin de trouver l'entente nécessaire pour faire face à cette situation de crise humanitaire. Votée à une très forte majorité de 507 voix sur 601, cette Nouvelle Constitution représente l'aboutissement d’un long combat des minorités religieuses réclamant d'être traitées sur le même pied d’égalité que l'imposante majorité hindoue (80%). Toutefois, les réfractaires à cette idée ont semé le trouble dans le pays en bombardant des édifices religieux protestants et catholiques aux cours des mois suivants...


L'adoption en août de cette constitution est historique et envisage d'opérer pour l'indépendance du pays. Sachant que l'Inde bénéficie du monopole quant à l'importation des premières nécessités à savoir : essence, gaz, médicaments et bon nombre de matériaux et denrées, les minorités Madhesi et Tharu qui vivent près de la frontière indienne dans les plaines du Teraï et revendiquent leur identité ainsi qu'une meilleure représentation au sein du Parlement, ont organisé un blocage non-officiel avec le soutien d'un politique du parti hindouiste. Le principal accès de la frontière népalo-indienne est ainsi bloqué depuis plus de 3 mois.


Le pouvoir de vie ou de mort que détient l'Inde sur son voisin est tel que la situation au Népal s'aggrave de jour en jour. Qui plus est, sans s'être véritablement relevé du séisme, l'Inde ne fait que porter un coup de grace aux népalais déjà à terre... prétextant que "Le Népal a laissé passer la chance de devenir le seul Etat hindou de la planète, décision contraire à l'identité du pays".

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Commentaires : 1
  • #1

    parrain (vendredi, 26 février 2016 07:04)

    Merci pour ces explications claires qui nous montrent encore une fois que bien des souffrances sont infligées au nom même de valeurs prônant l'amour de l'autre!!!


Good Karma népalais...

Je ne serai jamais rassasiée de la simplicité de vie du Népal... La vie en voyage est un tel multiplicateur de sens, qu'imaginer que cela puisse être amplifié sur le Toit du Monde peut vous paraître exagéré, mais la réalité est telle ! Mon bonheur c'est d'être là, véritablement.


L'immersion népalaise prend très vite tout son sens : chaque jour je me déplace dans Kathmandu en faisant du stop en moto, chaque jour j'enrichis un peu plus mon vocabulaire népalais du lendemain, chaque jour est aussi précieux qu'enchanté, chaque jour est une belle leçon de vie.


Depuis mon retour, les retrouvailles résonnent jusque dans les rues de Kathmandu : "Silvia?", "Before you Kathmandu!", "Welcome back in Nepal!" c'est tellement touchant... Mais les nouvelles rencontres sont toutes aussi riches et fortes en émotions ! Quelques jours seulement après mon arrivée, Lise et ses amis Corse, Delphine et Joseph ont atterri dans la capitale népalaise. Lise, la Villefortoise que je n'ai rencontrée que deux fois en France et ne connaissais que par l'intermédiaire de Nadia une super bonne amie en commun et avec qui nous n'avons finalement pas besoin de parler pour nous comprendre ! Définitivement une belle rencontre. Après avoir récupéré les frenchies à l'aéroport ainsi que ma valise "perdue" comme à son habitude dans le garage de Tribhuvan airport, dégoté un mini bus-taxi en conséquence pour tous les 4, bien que le sac de Joseph n'ait pas daigné l'accompagner à Kathmandu et joué le jeu de la négociatrice népalaise pour leur logement, la rumeur que j'étais guide touristique planait autour de l'hôtel...c'était bien comique ! L'immersion népalaise commence comme ça.


La visite de Kathmandu en leur compagnie me confronte au désastre : quelle angoisse de ne plus simplement contempler les monuments et les scènes de vie mais dénombrer avec effroi les dégâts liés au séisme et percevoir à quel point la beauté du patrimoine népalais est contrastée par la tristesse du deuil dont témoignent les décombres et le nombre de victimes. L'image du Kathmandu Durbar Square totalement ravagé me bouleverse profondément, au point de n'avoir pu prendre de photos avant mon 4ème passage. Le Patan Durbar Square est quant à lui bien moins endommagé et le séisme n'enlève rien au charme de sa visite ! Tout le monde semble apprécier la visite de la place où ont actuellement lieu des fouilles archéologiques, mais aussi le musée avec son patio et son magnifique jardin. A l'inverse du Kathmandu Durbar Square, nous prenons le temps necessaire, c'est appréciable.


Avec Lauren, Alex et Lise, nous endossons le temps d'un après-midi le tablier de cuisine pour 3h de préparation de momo's (sorte de raviolis) ! Délicat au niveau du pliage mais pas si difficile, notamment pour les momos aux épinards et fromage. Et ça tombe bien, j'en raffole ! Quelque soit la qualité du pliage, la dégustation qui s'en suit est toute aussi savoureuse... Les momo's qui semblent sourire à pleines dents, restent mes préférés ! Tellement enchantés par ce cours que la semaine suivante nous organisons une soirée rhum et momos à Bishalnagar, dans la maison où vit Marion, juste en face de la Lovely Home dont je suis responsable pendant l'absence de la famille pour les fêtes du Dashein. Tout le monde met spontanément la main à la pâte et dans la bonne humeur... Près de 15 bouches à nourrir de "momos sourires" avant d'entamer un jeu de mimes en équipes, voilà comment fêter le Dashein festival à notre façon et dans la meilleure ambiance qu'il soit ! (cf article Situation actuelle)


Avant le départ de Lise pour le trek de l'Annapurna et des Corses direction Pokhara, nous partons balader la journée au Monastère Blanc situé en contre-bas du temple Swayambhu avec l'équipe d'Internship Nepal dont dépend mon stage de photojournalisme. L'air de la campagne fait du bien à chacun ! Qui plus est la vue de la capitale népalaise est imprenable. Tout le long du chemin l'authenticité des rencontres nous fait face : les enfants s'acharnent à faire danser leurs cerfs-volants dans les airs, une bergère âgée ramène ses chèvres au village après qu'elles aient crapahuté dans les rochers, les moines papotent sur le muret du monastère... malheureusement ce dernier témoigne aussi du violent séisme et les visites n'y sont plus autorisées.


Le dimanche c'est saddhus, et puis c'est tout ! Chaque semaine j'y amène de nouvelles personnes mais Lise reste la seule qui apprécie autant que moi ce lieu mythique. Au bord de la rivière sacrée Bagmati qui rejoint le Gange en Inde, au coeur du temple de Pashupatinath dédié à Shiva où sont incinérés les corps des défunts, une grotte et deux cabanes adossées à la falaise servent de refuge à un jeune saddhu, ses cochons d'Inde et les chiens errants qu'il nourrit. Le dimanche de 13h à 17h des chants sacrés font écho aux dévotions des bûchers... Dans une symbiose énergétique parfaite, le choeur se mêle au fond instrumental et chante les louanges aux Dieux pour qu'ils exhaussent leurs prières. Envoûtée par le rythme et la sincérité des chants dont témoignent ces cris du coeur, je ferme les yeux et m'y perds. Le "tamboum" résonne de sa grosse voix et semble alimenter le filon mélodieux qui invite invraissemblement au voyage ! 

L'immersion népalaise m'entraîne en compagnie de Lauren et Alex au Hong Kong market de Kathmandu, un authentique marché népalais où la majorité des locaux s'équipent. Entièrement couvert de bambous et bâches, la lumière du jour a du mal à s'y infiltrer, la profondeur est suprenante et l'atmosphère quelque peu étouffante... Et pourtant, le décor est propice à la photographie, aux portes de sortie les enfants jouent, les étalages exposent sous de faibles éclairages du textile de tout type, des ustensiles de cuisine et des chèvres en quantité à la veille du Dashein festival ! Pesées à l'ancienne, sur une balance grandeur nature en fer, contre-balancée par des poids et estimées selon le verdict...


Le 22 octobre, Ariane la québoise qui a débuté son stage de photojournalisme en avril peu après mon départ du Népal et a vécu le séisme avant de rentrer et s'investir à 200% dans une levée de fonds pour venir en aide aux sinistrés, a débarqué pour la seconde fois de l'année en terres himalayennes ! Et c'est ce soir là que nous avons rencontré Jay avec qui nous nous lancerons dans la reconstruction d'écoles en sacs de sable la semaine suivante à Maina Pokhari accompagnées de Magalie la thérapeute québécoise et Lise la copilote parfaite qui m'a aidé à transporter mes chèvres jusqu'à Kathmandu...

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La situation actuelle à Kathmandu :

J'ai consacré mes deux premières semaines aux retrouvailles et visites de Kathmandu afin d'évaluer l'étendue des dégâts causés par le séisme, mais la situation n'est pas favorable aux interventions humanitaires pour l'instant...

6 mois après le séisme

Malgré une lourde appréhension à chaque pas dans la capitale, j'ai finalement été agréablement touchée mais pas étonnée de voir Kathmandu reprendre ses habitudes de vie, ses coutumes et sa douce joie de vivre. Quand bien même les locaux ont vécus une catastrophe traumatique le 24 avril dernier, perdus des êtres chers, leurs uniques bien, leurs sourires permanents sont si sincères qu'ils semblent défier la vie de ne jamais pouvoir leur ôter cette force de caractère optimiste !


La phase de premier secours concernant les soins, l'approvisionnement de denrées ou le déblayage des gravats ayant eu lieu au cours des mois passés, la reconstruction est aujourd'hui déjà amorcée. La capitale est loin d'être détruite, seules les habitations les plus primaires et les temples les plus anciens qui constituent le patrimoine du pays témoignent de ce violent tremblement de terre. Partiellement endommagés mais pas anéantis, les gravats sont stockés à proximité de chacun de ces sites et grâce à l'intervention massive des ONG internationales au lendemain du séisme, Kathmandu ne croule plus sous les décombres. Le patrimoine népalais entame donc sa phase de reconstruction, toutefois la situation n'est pas la même pour les habitations individuelles qui attendent encore l'autorisation du Gouvernement pour reconstruire. De nombreuses familles qui avaient placé toutes leurs économies dans la construction de leur maison se retrouvent aujourd'hui à louer un studio avec sanitaire commun, d'autres se contentent de huttes provisoires, mais ceux qui n'ont plus aucune ressources pour s'affranchir de cette situation vivent encore sous les tentes des camps de fortunes, qui sont bien heureusement moins conséquent qu'il y a 6 mois... Après la mousson, l'hiver constituera bientôt la prochaine épreuve de ces familles en situation précaire. Quoiqu'il en soit les népalais ne laissent jamais paraître leur misère ou détresse et c'est ce qui fait leur force, mais la crise qu'ils connaissent actuellement se retrouve davantage dans leurs discours...

Pénuerie d'essence/gaz

Actuellement le pays, qui s'avère dépendant de l'Inde pour l'approvisionnement de matières premières (gaz, essence) connait une crise depuis un mois suite à l'adoption d'une nouvelle constitution politique au Népal.

 

Désapprouvée par le Gouvernement Indien, celui-ci a ordonné la suspension du trafic de provisions, bloquant les camions à la frontière et mettant ainsi en difficultés les commerciaux et chauffeurs indiens en plus des citoyens népalais. L'activité des hôteliers-restaurateurs et des taxis est bien malheureusement impactée en ce mois de pic touristique attendu pour redonner ses couleurs chatoyantes au pays ! Le quotidien des népalais en est d'autant plus difficile : la queue jusqu'aux stations d'essence fait plus de 3kms et certains chauffeurs attendent 3, 4, 8 voire 11 jours !

 

Afin de réguler l'affluence et d'optimiser la distribution à la pompe, les taxis, les particuliers et les motos n'y ont accès que certains jours de la semaine et ne peuvent obtenir que 10 litres par véhicule contre 5 litres pour les motos.. Durant ce temps, les chauffeurs de taxis continuent de régler la location de ce qui constitue leur gagne pain malgré la rude attente avant la reprise du service, les bus quant à eux roulent au Diesel et ne sont impactés que par l'affluence croissante des passagers qui bénéficient d'un poste de première classe de contrôle de la circulation sur le toit du bolide.


Les tensions s'intensifient à la frontière en cette période de fêtes nationales...

Fêtes nationales

Le Népal est riche de multiples festivals religieux mais l'événement hindu le plus important a lieu en cette année népalaise 2072 du 13 octobre jusqu'à la fin du mois. La victorieuse bataille des Dieux contre les Démons après un lourd combat sanglant pendant 10 jours est à l'origine de cette fête qui se célèbre en famille et s'apparente à Noël chez nous.

 

Au cours de ces 10 jours, les préparatifs sont de rigueurs et pas des moindres : les temples ainsi que les maisons sont repeints et divinement décorés en guise d'invitation et d'hommage à la Déesse-mère Durga. Les familles quant à elles investissent dans de nouvelles tenues traditionnellement étincelantes, des offrandes de qualité (chèvres, canards, poules), des cadeaux pour les proches et de nouveaux  ustensiles de cuisine propices aux grandes tablées. Les festivités sont à leur apogée les 5 jours suivants (date de la victoire présumée selon la légende) : défilé en musique d'une fanfare armée dans le centre-ville de Kathmandu, sacrifices d'animaux par milliers dont le cou doit être tranché d'un coup sec afin que l'offrande soit digne des Dieux qui la reçoivent, bénédictions des véhicules et motos, Tika de riz apposée sur le front en guise de porte-bonheur au cœur des foyers mais également à l'égard des étrangers en plus des festins annuels que garantissent les sacrifices. A l'occasion du Dashein festival, il est si beau de voir un enfant, un père de famille ou un papy s'élancer de bon cœur sur les balançoires en bambou qui fleurissent dans chaque quartiers ou en train de piloter avec volupté un des cerf-volants qui colorent le bleu du ciel... En revanche, les mendiants et faux-saddhus arpentent davantage les rues en cette période de fête et partage !

 

En général c'est le moment où les familles quittent la capitale pour se retrouver dans leur village d'origine, profitant des vacances scolaires, nombreux commerces sont fermés pendant de longs jours ! Cependant cette année la crise aura contrainte certains citoyens à limiter les frais et déplacements ainsi que les jours de fêtes. 


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Commentaires : 4
  • #1

    mamou (jeudi, 29 octobre 2015 05:43)

    très intéressant commentaire (comme d'habitude) gros bisous de nous

  • #2

    mamoune (mercredi, 25 novembre 2015 19:08)

    un bonjour de Florac !

  • #3

    yvette et antoine (mercredi, 25 novembre 2015 19:18)

    Chère Sylvia !!!!milles merci pour ces belles photos , que j'ai pu prendre sur internet et cela grace à ta maman:nous avons tout tout regardés c'est génial ce que tu fais et courageux; à quelque part je t'envie de pouvoir rendre ces gens que tu aimes heureux et partager leur vie, fais quand meme attention à ta santé:je sais que tes parents vont aller te voir c'est super pour toi et pour eux c'est formidable:tu sais je pense qu'ils sont fiers de toi : je sais que tu restes j'usqu'au mois de mars mais je te fais confiance tu tiendras le coup: merci à toi et toute l'équipe et bonjour aux népalais pleins de gros gros bisous à toi et à bientot !!!!!!!!!!!!!yvet et ant

  • #4

    natacha (vendredi, 08 janvier 2016 17:38)

    formidable article et trés belle écriture , ta voix résonne dans tous ces textes écrits avec passion , ta passion népalaise

    petite pensée d'AIGUES MORTES

    tous mes voeux pour 2016 PROFITE ( c"est mon mot préféré!!!)


Retour aux vraies valeurs

Cela fait pas moins de 5 mois que j'attends avec impatience mon retour au Népal, 2015 est vraisemblablement l'année népalaise, l'année de mon coup de coeur international ! Attristée au plus profond par le séisme meurtrier qui a dévasté mon pays d'adoption un mois après mon départ (date à laquelle j'envisageais déjà revenir au Népal), aucune autre destination n'avait une telle priorité à mes yeux...


L'excitation-languissante a eu tendance à me rendre léthargique et rêveuse du réveil à 5h du matin jusqu'au lendemain à l'atterrissage, malgré les rencontres et péripéties qui rythment chaque aventure. Le désir de retourner à Kathmandu était si fort que je n'avais pas l'impression de partir en voyage mais bien de rentrer au pays, auprès de ma nation de coeur, celle avec laquelle je me confond littéralement dans le bonheur népalais dont la simplicité de vie est si douce !


Après avoir tué le temps en dormant au cours des vols Paris > Delhi > Kathmandu et en errant dans les aéroports, l'heure de l'atterrissage est venue et m'arrache subitement de mes rêves de retour auprès de ma famille d'accueil népalaise pour rentrer dans l'action de la réalité ! Passeport en main, le pouvoir suprême. De contrôle en contrôle je ne contiens plus l'émotion, l'excitation et le bonheur d'être à nouveau dans la capitale népalaise, besoin de dire à tout le monde combien je suis heureuse ! "Vous avez l'air surprise et vos yeux brillent" me dit le jeune homme qui prend les photos des visas... "J'ai tellement espéré ce moment, je n'arrive pas à croire que je viens d'atterrir au Népal pour y vivre 6 mois !" Tellement impatiente que je file au guichet-frontière qui officialise l'accès au territoire avant même d'avoir payé mon visa... cela aura fait rire le contrôleur qui me remercie de revenir suite au séisme et d'aimer autant son pays. Retrouver l'éternelle joie de vivre et gratitude des népalais malgré le contexte actuel ne pouvait que plus me remplir de bonheur. Après 3 heures d'attente vaines, perdue au coeur de la foule fraîchement débarquée de 6 avions différents qui espère voir défiler sans faux pas sa valise sur l'un des deux tapis roulants du minuscule aéroport de la capitale népalaise : place aux retrouvailles surprises avec la famille !


N'ayant pas prévenu de ma date d'arrivée, si ce n'est au mois d'octobre, la famille de s'attendait pas à me voir arriver à la nuit tombée, bien que certains l'aient pressenti. Arrivée rythmée par le klaxon du taxi et quelques chansonnettes dans le quartier de Bishalnagar et très vite la famille complète qui accourt dans le jardin : Ashim le petit frère, Muskan et Januka les petites soeurs, Nardev le père, Tomy le chien et Shila qui sans même que j'ai eu le temps de la voir dans le noir, m'enlace d'un amour maternel si fort et si doux à la fois ! "Le Bonheur c'est d'être là" ne cesse de résonner dans ma tête depuis mon atterrissage le 8 octobre. Les retrouvailles avec la famille avec laquelle je suis restée en contact quotidien depuis mon départ en mars sont féeriquement douces et fusionnelles. Les câlins avec Muskan et Shila ainsi que les taquineries avec Ashim et les "chansons Happy attitude" reprennent leur place dans le quotidien de la "lovely home". 


Le lendemain je reste avec Shila et retrouve Marion de la Canourgue rencontrée un mois plus tôt à Mende que le hasard a amené à Bishalnagar dans la maison voisine, voilà que le karma népalais opère déjà ! Le soir j'invite la famille ainsi que Lauren la londonienne qui fait aussi le stage de photojournalisme et était la seule personne de la maison à être au courant de ma venue : direction le Phatkhat pour la sortie du mois dans mon QG de Kathmandu ! La soirée est un délice. Main dans la main sur le chemin avec les petites soeurs, les regards empreints de surprise des serveurs qui m'adressent un "welcome back" à l'unisson en plus des boissons et plats offerts, les sourires sans fin de la famille et les gens qui me reconnaissent dans la rue me touchent en plein coeur. Il est si bon d'être de retour au Népal.

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Commentaires : 4
  • #1

    mamou (vendredi, 23 octobre 2015 04:45)

    enfin un article !! comme toujours un régal de les lire; j'attends le prochain avec impatience
    gros bisous

  • #2

    parrain (mardi, 03 novembre 2015 17:40)

    Content de savoir que tes retrouvailles avec ce pays qui te tient tant au coeur se sont bien passée . A bientôt.

  • #3

    parrain (samedi, 07 novembre 2015 20:08)

    Qu est ce qui a deplu a l'Inde dans la nouvelle constitution adoptée par le Népal et qui justifie à leurs yeux une entrave à l'approvisionnement en carburant ? Bisous parrain

  • #4

    parrain (vendredi, 26 février 2016 07:24)

    Peux tu me rappeler le lien du site qui nous parle de ceux qui sont, à mes yeux, les véritables héros des expéditions de l'Himalaya, les sherpas. Parrain