Immersion et rencontres

Aborigènes oubliés

Premiers humains à avoir peuplé l'Australie il y a plus de 40 000ans, littéralement "depuis l'origine", les Ab-origènes portent sur eux les marques de ce passé tumultueux.

Dépossédés de leurs terrains de chasse et privés de travail sur leur propre continent, tout et tous les dévalorisent à l'heure actuelle. Ils errent sans but dans les rues de Tennant Creek et Alice Springs, depuis toujours leur capitale dans le centre rouge australien. Leurs mines fatiguées et empreintes de toute cette détresse qui les accable est bien triste à voir. Ce peuple autrefois audacieux et vigoureux qui vivait en autarcie en accord avec la Nature, se nourrissant de baies sauvages et de la chasse et ayant pour distractions la musique et la peinture, paraît aujourd'hui avoir été téléporté au XXIème siècle loin de sa culture primaire.


Voués à quémander quelques pièces à même le sol en échange de leurs peintures au talent ancestral, ceux-ci restent dénigrés par les blancs envahisseurs. Leur insertion au sein du reste de l'Australie s'avère difficile depuis tout ce temps. Rien ne change, seul le mépris envers ce peuple indigène ne cesse de croître. Contrairement au peuple Maori qui fait la fierté des néo-zélandais, les Aborigènes ne sont pas rattachés à l'histoire qui fait la grandeur du pays et encore moins des australiens.

 

 

 

Une distinction des territoires aborigènes est clairement présente : sur les côtes, alors que plus de 80% de la population australienne y est présente, les aborigènes sont rares voire absents, mais dès lors qu'on entre dans le bush, à l'écart des métropoles, la population se densifie ! Leurs terres ne représentent que 10% de l'Australie et la population indigène se dénombre à seulement 3%. Dès lors qu'on aperçoit le drapeau aborigène on y lit l'isolement de ce peuple : 2 bandes verticales de même taille coupent le drapeau en deux, la partie supérieure étant noire en haut et celle inférieure rouge, avec en leur centre un disque jaune vif signifiant "aborigènes noirs dans le centre rouge australien sous le soleil de l'Outback"... Tel est le symbole et l'infime territoire qui s'y rattache qui leur ont été accordé.


Certaines tribus ou familles persistent à vivre leur vie traditionnelle, loin de la société de consommation qui tend à s'enraciner sous leurs pieds ! Ils chassent à la fraîche, se reposent, peignent ou jouent du didjeridoo, instrument conique en bois... une vie bien tranquille, faite d'idéaux sans aucune superficialité. Le thème général de leurs peintures est l'origine de leur monde, appelé "Le Temps du Rêve" (Tjukurpa en aborigène). Dans une technique bien à eux, les peintures dont les pigments sont directement tirés des multiples roches colorées qui garnissent le désert australien, représentent majoritairement des séances de chasse mouchetées de petits points de peinture.


Voici l'histoire d'un peuple bafoué au profit du développement économique.

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